"Marque de reconnaissance pour mon pays"

Dès le 1er janvier 2010, Herman Van Rompuy assumera la nouvelle fonction de président du Conseil européen. Un mandat de 2 ans et demi, renouvelable une fois, qui lui a été attribué ce jeudi soir par les pays de l’Union. Dans son premier discours en tant que président, Van Rompuy affirmait ce jeudi soir vouloir exercer sa nouvelle fonction « avec conviction et enthousiasme ».

« J’ai accepté la décision et je remercie pour l’honneur qui m’a été fait. J’y vois d’ailleurs une marque de reconnaissance à l’égard de mon pays, qui en tant qu’état fondateur s’est investi sans relâche dans la construction européenne. Je n’ai pas sollicité cette haute fonction, je n’ai entrepris aucune démarche, mais à partir de ce soir je l’assume avec conviction, je l’assume avec enthousiasme », déclarait Herman Van Rompuy ce jeudi soir au cours de sa première conférence de presse en tant que nouveau président de l’Union.

Le président a souligné la diversité qui caractérise l’Union, en ajoutant qu’il voulait veiller à ce que « les négociations ne se concluent jamais avec des vaincus ». Le mot consensus est immédiatement devenu le leitmotiv de sa présidence.

« Le profil du président européen est clair : dialogue, unité et action sont essentiels » précise Van Rompuy. « L’image du Conseil n’a pas façonnée par les intentions et les paroles, mais par les résultats ». Et de conclure : « Toute ma vie politique s’est déroulée sous le signe de l’entente, du respect de l’adversaire et du compagnon de route. Je continuerai dans cette voie ».

Interrogé par les journalistes sur l’avenir de la Belgique après son départ pour l’Europe, Herman Van Rompuy déclarait : « Nous verrons bien qui me succèdera, mais cette personne pourra toujours compter discrètement sur mes conseils ».

Le Premier ministre belge, qui avait lu son discours de quelques 6 pages avec beaucoup de sérieux, est parvenu à faire rire la salle à la fin de la conférence de presse en répondant à un journaliste qui lui demandait qui Barack Obama devait appeler pour avoir « L’Europe » au bout du fil : « Nous attendons avec impatience son appel téléphonique ».

Et à la question de savoir comment il se sentait en tant que premier président de l’Union, Van Rompuy déclarait : « Je répondrai à cette question dans mes mémoires. Pour la première fois dans ma vie, j’ai envie de les écrire. Jusqu’il y a peu, j’estimais que ce serait un exercice de vanité ».