Fermeture du camp de réfugiés à Bruxelles

Le camp de tentes qui aura accueilli pendant cinq nuits des réfugiés dans le quartier de la gare du Nord, dans la commune de Schaerbeek, sera démonté ce lundi. Les cinq ONG qui l’avaient construit répondent ainsi à la demande des autorités de Schaerbeek, après avoir reconnu l’effort « dans la bonne direction » réalisé vendredi par le gouvernement fédéral pour accueillir les demandeurs d’asile.

C’est pour protester contre le manque criant de places d’accueil pour les demandeurs d’asile en Belgique que les cinq organisations non-gouvernementales Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, Caritas International, Vluchtelingenwerk Vlaanderen et le Ciré (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Etrangers) avaient construit mercredi dernier un camp de tentes pour accueillir de nombreux réfugiés qui s’étaient vu obligés de dormir dans la rue.

Le camp aura accueilli pendant cinq nuits quelque 50 réfugiés par nuit dans le parc Gaucheret à Schaerbeek. Mais le bourgmestre de la commune bruxelloise avait donné jusqu’à ce lundi matin aux organisateurs pour démonter le camp sur son territoire. Les cinq ONG ont finalement décidé de lever le camp provisoire, pour éviter des confrontations avec la police.

Selon le directeur des opérations de Médecins Sans Frontières, Stéphane Goetghebuer, les 5 ONG ont aussi reconnu les mesures prises par le gouvernement fédéral, vendredi, comme « un premier pas dans la bonne direction ». Le conseil des ministres donnait alors son accord pour 400 places d’accueil provisoires supplémentaires pour des demandeurs d’asile.

Quelque 240 places seront installées dans une ancienne école de sous-officiers à Dinant et 170 autres dans d’anciennes casernes de la gendarmerie. Mais Goetghebuer rappelle que ces nouvelles places sont insuffisantes pour répondre au besoin.

« Aujourd’hui encore, des demandeurs d’asile seront refusés au Fedasil. Les mesures du gouvernement demeurent encore très insuffisantes ». Entretemps, l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique (Fedasil) doit déjà verser une astreinte de 39.000 euros pour n’avoir pu offrir un lieu d’accueil, en octobre, à nombre de réfugiés.