Mission économique princière au Maroc

Le prince Philippe a inauguré ce lundi, à Marrakech, une conférence économique qui durera 2 jours. L’héritier au trône de Belgique dirige une mission économique de 4 jours au Maroc. Il est arrivé ce dimanche à l’aéroport de Casablanca, en compagnie de la princesse Mathilde.

La mission économique qu’accompagne le couple princier est présentée par l’Agence pour le Commerce extérieur comme la plus importante mission du genre depuis celle effectuée en Chine en 2004. Le ministre de la Coopération au développement, Charles Michel (MR), et le ministre de l’Energie et du Climat, Paul Magnette (PS), participent également au voyage.

Le secteur économique est notamment représenté par dix entreprises membres d’Agoria, la Fédération de l’industrie technologique.

Le Maroc entreprendra ces prochaines années une série de travaux d’infrastructure importants, notamment dans le secteur touristique, celui des chemins de fer et le secteur portuaire. Les entreprises membres d’Agoria, qui exportent deux tiers de leur production, espèrent donc conclure d’importants contrats au cours de cette mission économique.

« Grâce à la présence du prince Philippe, nous pouvons rencontrer les personnes adéquates au plus haut niveau et peser plus lourd dans la balance pour obtenir des contrats pour la Belgique », explique Peter Demuynck d’Agoria. « Sa présence nous ouvre des portes ».

Ce lundi matin, Philippe de Belgique a inauguré à Marrakech une conférence économique de deux jours. Elle accueille 23 chefs d’Etats et de gouvernements du Proche-Orient et de l’Afrique du nord qui veulent se concerter sur une stimulation de leur économie.

Dans son allocution, le prince Philippe a souligné combien la confiance est un paramètre important pour pouvoir investir. « Pour un investisseur, la confiance dans la qualité et la stabilité des relations contractuelles et dans le climat d’investissement sont des conditions absolument nécessaires ».

Le prince touchait ainsi un point sensible. Les affaires au Maroc souffrent en effet justement d’un manque de confiance et de corruption.

Yves Leterme absent

Rappelons que le ministre des Affaires Etrangères, Yves Leterme (CD&V), aurait dû accompagner le prince pendant son voyage au Maroc. Il a cependant préféré rester en Belgique - où son nom est cité comme le très probable successeur au Premier ministre sortant Herman Van Rompuy - pour pouvoir suivre de plus près la politique belge.

Yves Leterme a également annulé son voyage en Algérie.