"Une caricature du régime au plus haut niveau"

C’est la dernière chance pour Yves Leterme qui devient pour la deuxième fois Premier ministre. L’homme va devoir faire ses preuves. Il n’existe plus de chemin de retour. C’est en tous cas ce qu’estiment de nombreux éditorialistes flamands ce mercredi matin.

"Peut-être bien la bonne personne au bon moment"

La rue de la loi ne peut vraiment plus se permettre de fermer les yeux sur le problème de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, selon Wim Van de Velden, du quotidien De Tijd. C’est donc une bonne chose d’avoir confié le dossier au plombier Jean-Luc Dehaene. Yves Leterme et son gouvernement pourront ainsi se concentrer sur les dossiers socio-économiques, tels que le déficit budgétaire. Le comptable Leterme est donc peut-être bien la bonne personne au bon moment.

"Un Premier ministre sur béquilles"

Pour Liesbeth Van Impe du Nieuwsblad, le CD&V a tout fait afin de limiter les dégâts pour Yves Leterme. Wilfried Martens a dû d’abord explorer le terrain. Jean-Luc Dehaene doit à présent gérer le dossier explosif de BHV. Le CD&V a de cette manière presque créé une caricature du régime au plus haut niveau. La tâche principale reste toutefois de traîner ce gouvernement jusqu’aux prochaines élections de 2011. Une mission possible, même avec un Premier ministre en béquilles.

"Que font les francophones ?"

Le quotidien De Standaard s’attarde pour sa part sur la fonction attribuée à Jean-Luc Dehaene. Pour Bart Sturtewagen, le fait que Dehaene soit prêt à mener de telles négociations renforce l’espoir d’un déminage définitif du dossier BHV. La question de la position des francophones sur le sujet demeure toutefois sans réponse. Le PS obtient en tous cas l’opportunité de diviser le MR et le FDF.

"C’est sa dernière chance"

Selon l’analyse d’Yves Desmet, éditorialiste du quotidien De Morgen, le scénario impliquant Dehaene permet à Leterme de démarrer calmement. Dehaene ne devra faire une proposition qu’au printemps prochain. Ce n’est qu’à ce moment là qu’Yves Leterme devra prouver qu’il dispose de talent diplomatique et de courage politique pour faire passer cette proposition dans son gouvernement. C’est sa dernière chance.

"Pas de chemin de retour"

Pour Het Laatste Nieuws, aucun autre homme politique n’a eu autant d’œufs posés sous lui qu’Yves Leterme. Selon Luc Van der Kelen, il va devoir se débrouiller seul, car un Premier ministre de formation doit faire ce qu’il doit faire, et ne doit pas passer les dossiers dangereux aux autres. Le moment de vérité arrive à Pâques. Il n’y a désormais pas de chemin de retour.