Le sort d’Opel Anvers lié aux SUV?

La direction de GM Europe a annoncé, ce mercredi, la mise en place d’un groupe de travail qui devra étudier les différentes options possibles pour l’avenir de l’usine Opel à Anvers. L’une des options envisagées serait celle de la production de 2 modèles de 4x4 de type urbain, dits SUV, qui permettrait de ne devoir sacrifier « que » 750 emplois sur le site anversois.

Nick Reilly (photo, à g.), responsable des opérations européennes du constructeur américain General Motors, affirmait ce mercredi que l’avenir de l’usine Opel à Anvers restait très incertain. Il précisait cependant qu’un groupe de travail sera mis en place pour étudier les différentes options possibles pour le site anversois.

L’une de ces options serait de confier à Opel Anvers la production de deux modèles de SUV (Sport Utility Vehicle). Elle permettrait de limiter les conséquences sociales à 750 suppressions d’emplois, alors que la fermeture pure et simple de l’usine anversoise entraînerait la disparition de 2.321 emplois.

Lundi, Nick Reilly avait encore rejeté le scénario de la production de 4x4 légers à Anvers, ce qui avait provoqué la colère du ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V). Ce dernier (photo, à dr.) avait en effet rappelé que General Motors avait promis en 2007 que l’assemblage des SUV serait confié au site anversois, en compensation de l’arrêt de production de l’Opel Astra.

Il semble maintenant que Reilly envisage à nouveau une possible option SUV pour Anvers. Reste à voir si GM Europe croit encore dans l’avenir des 4x4 urbains. Le groupe de travail doit se prononcer d’ici 2 à 3 semaines sur l’option retenue pour Anvers.

Entretemps, Nick Reilly affirmait ce mercredi : « Nous avons un plan, mais aucune décision définitive n’a été prise. Nous entrons en effet dans une phase d’échange d’informations et de consultations ».

"General Motors doit respecter ses engagements"

A l’issue de la réunion qu’il a eue, ce jeudi après-midi, avec les syndicats et la direction de l’usine Opel à Anvers, le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) s’est indigné que l’administrateur-délégué de GM Europe, Nick Reilly, ne se montre pas aussi ouvert qu’il l’avait promis lors de sa nomination.

Kris Peeters estime que le groupe de travail mis en place pour examiner les différentes options pour le site Opel à Anvers n’a pas beaucoup de sens si le plan de restructuration pour Opel n’est pas clair.

Le ministre-président veut demander la semaine prochaine à la Commission européenne de ne pas donner son feu vert aux aides d’Etats pour Opel si la direction de GM ne met pas rapidement sur la table un plan de restructuration clair.

Peeters souligne également que General Motors avait promis en 2007 que l’usine anversoise pourrait assembler deux modèles de 4x4 légers. « GM doit inclure cet engagement dans son plan et ne peut pas installer la production des SUV en Asie, avant de fermer définitivement le site anversois ».