De plus en plus d'enfants touchés par la pauvreté en Belgique

De plus en plus de Belges s’endettent parce qu’ils ne parviennent plus à payer leur facture énergétique ou leurs frais médicaux. Voilà ce que révèle le Rapport annuel sur la pauvreté de l’Université d’Anvers.

Le nombre de médiations et de règlements collectifs de dettes atteint 73.000 soit une hausse de 14% en un an et demi.

Dans 57% des cas, les dettes ont été contractées pour des dépenses énergétiques.

A noter que la pauvreté s’infiltre également dans la classe moyenne. Certaines personnes gèrent mal leur budget ou sont imprévoyantes et empruntent démesurément après une perte d’emploi, elles ne peuvent plus rembourser leurs dettes.

La pauvreté infantile trop importante en Belgique

Comparativement au reste de l’Europe, la Belgique obtient de très mauvais résultats en ce qui concerne la pauvreté infantile. 12% des enfants vivent dans une famille de chômeurs.

En Europe la moyenne est de 9,4%.

Parmi les enfants de moins de 6 ans, 18% vivent sous le seuil de pauvreté. 16, 9%, dans le groupe d’âge de 0 à 17 ans, 16,7% dans le groupe d’âge de 18 à 24 ans.

"La Belgique obtient de très mauvais résultats en ce qui concerne les conditions de vie des enfants" déclarent les chercheurs de l’Université d’Anvers.

Ces derniers mettent en garde contre l’impact important de ce phénomène. "Ces enfants ont moins de chance de faire des études et cela n’encourage pas leur chance sur le marché de l’emploi et les empêche de sortir de la misère".


 

Les isolés et les personnes âges groupes à risques

15% des Belges vivent avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté. Les isolés et les personnes âgées ont plus de risques de basculer dans la pauvreté.

Le risque de pauvreté varie en Europe de 10 à 25% et est plus important à l’Est qu’à l’Ouest. Avec 15% la Belgique se situe juste en dessous de la moyenne européenne qui est de 17%. En Belgique, 13% de la population doit se priver de choses essentielles.