La Belgique plus présente en Afghanistan

Le Conseil des ministres a décidé vendredi de renforcer quelque peu son effort en Afghanistan par l’envoi d’une équipe d'une quarantaine d'instructeurs militaires chargés d’encadrer la formation de l’armée afghane et la mise à la disposition de la mission européenne EUPOL de "deux ou trois" policiers et d'un magistrat.

A quelques heures d'une rencontre vendredi soir entre Yves Leterme et la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, le gouvernement fédéral a indiqué avoir "approuvé, sur proposition du Premier ministre, un ensemble cohérent de décisions relatives à la contribution de notre pays dans le cadre des efforts que déploie la communauté internationale en Afghanistan".

La Belgique mettra ainsi à disposition d'EUPOL, la mission de police de l'Union européenne en Afghanistan, "deux ou trois agents de police ainsi qu'un magistrat", a précisé un communiqué d’Yves Leterme.

L'objectif d'EUPOL est, d'une part, de contribuer à un service de police civil efficace et, d'autre part, de poursuivre l'élaboration d'un véritable système juridique afghan indépendant.

Le gouvernement a également confirmé le déploiement, mais sans préciser de date, d'une deuxième équipe d'instructeurs militaires à Kunduz (nord de l'Afghanistan), là où des troupes belges fournissent déjà un appui à une Equipe provinciale de reconstruction ("Provincial Reconstruction Team", PRT) allemande.

600 Belges en Afghanistan

Après le déploiement de cette deuxième équipe, la présence militaire belge en Afghanistan s'élèvera à 600 personnes, sur les 83.457 que compte la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l'OTAN.

Les Etats-Unis et une vingtaine de pays ont promis ces derniers jours d'envoyer l'an prochain plus de 37.000 hommes supplémentaires pour combattre l'insurrection des talibans et de leurs alliés.