Ouverture de la conférence sur le climat

La conférence de l’Onu visant à définir la réponse mondiale au réchauffement climatique qui menace la planète a débuté ce lundi à Copenhague. Jusqu’au 18 décembre, les spécialistes et les dirigeants de 192 pays seront rassemblés dans la capitale danoise, pour tenter de prendre des engagements concrets. Le ministre fédéral du Climat, Paul Magnette (PS), qui coordonne la délégation belge de 120 participants, suggère d’inscrire sur l’étiquette de chaque produit sa valeur en émission de CO2.

Les représentants de 192 pays, ainsi que le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen (photo principale), ont assisté ce lundi matin, en séance plénière au Bella Center, au coup d’envoi de deux semaines de négociations sur le climat qui s’achèveront le 18 décembre en présence de plus de 100 chefs d’Etat et de gouvernement.

L’enjeu de la conférence de l’Onu est de limiter à 2 degrés Celsius la hausse de la température moyenne à la surface de la terre. Ceci nécessite une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, et notamment du CO2.

L’événement est sans précédent de par son ampleur et ses enjeux. La conférence rassemble en effet 15.000 participants. « Jamais en 17 ans de négociations climatiques autant de pays n’ont pris, ensemble, autant d’engagements », estimait le responsable du climat à l’Onu, Yvo De Boer, à la veille de l’ouverture de la conférence. « Rien que pour cela, Copenhague constitue déjà un tournant dans la réponse internationale au changement climatique ».

Indiquer la valeur en CO2 des produits ?

Dans le cadre de la conférence internationale, le ministre fédéral du Climat Paul Magnette (PS) a estimé que sur l’étiquette de chaque produit vendu en magasin on devrait indiquer, en plus de son prix, sa valeur en émission de CO2.

« Pour la production d’un jouet en plastique, il faut 100 litres de pétrole. Peu de gens le savent », affirme Paul Magnette. « Il est donc important d’indiquer à côté du prix de chaque produit sa valeur en émission de CO2 ».

« Ce ne sera pas facile, car il est difficile d’évaluer l’impact. Des tomates qui ont poussé en serre en Belgique possèdent ainsi, par exemple, une valeur plus élevée en émission de CO2 que des tomates importées du sud de l’Espagne en camion ».

Délégation belge à Copenhague

Quelque 120 participants belges assisteront au sommet climatique, indiquait il y a un mois le cabinet du ministre fédéral du Climat, Paul Magnette, qui coordonne la délégation belge.

Le Premier ministre Yves Leterme (CD&V) y est ainsi accompagné du ministre du Climat Magnette, ainsi que des ministres de l’Environnement des trois Régions - à savoir Joke Schauvliege pour la Flandre, Philippe Henry pour la Wallonie et Evelyne Huytebroeck pour la Région de Bruxelles-Capitale. La délégation belge comprend aussi dix parlementaires, des représentants des organisations environnementales et d’autres organisations.

La délégation flamande compte plus précisément 10 participants : six fonctionnaires, la ministre Joke Schauvliege (photo), un collaborateur du cabinet et deux membres du Parlement.

A la veille de la conférence de Copenhague, la ministre Joke Schauvliege estimait que la Flandre pourrait atteindre des objectifs ambitieux dans le domaine climatique, si les compétences étaient mieux réparties en Belgique. « En Belgique, il appartient aux Régions de prendre des mesures pour atteindre des objectifs, mais la normalisation de produits et la fiscalité sont encore du ressort du gouvernement fédéral. Avec cette répartition des compétences, on perd du temps et les moyens ne sont pas utilisés de façon optimale », estimait Schauvliege.

L’an dernier, la Flandre émettait 10,8% de CO2 en moins qu’en 1990. La Région atteint ainsi des résultats meilleurs que les objectifs fixés à Kyoto, mais elle devra encore faire des efforts ces prochaines années si la communauté internationale rassemblée à Copenhague veut atteindre un accord ambitieux.