Le cardinal Danneels célèbre sa dernière messe de minuit

Pour sa dernière messe de Noël avant la retraite, le cardinal Danneels, Primat de Belgique a prononcé une homélie en faveur de la défense de l'environnement et de la famille

Tout en notant les faibles résultats de la récente Conférence de sur le climat à Copenhague, il a souligné qu'à présent "le soin de la planète est devenu une réalité politique."

Il a ensuite pointé d'autres pollutions, plus morales et spirituelles cette fois : "l'argent fou, la jouissance sans repères et des sirènes du pouvoir."

Pour Mgr Danneels, "il existe une écologie du couple et de la famille. Ici aussi, démasquons la pollution et comprenons qu'il y a un climat à stabiliser afin de rétablir notre culture sur des bases saines."

En cette période de cadeaux, l'homme a rappelé que l'amour est "le seul cadeau qui dure". "Si nous pouvions accroître le taux de don de soi désintéressé dans notre société, nous récolterions les fruits d'une écologie intégrale.

Car en matière d'amour et d'attention à l'autre, un réchauffement climatique fait du bien à l'humanité." a-t-il conclu, avant de souhaiter une Saint fête de Noël à tous les fidèles présents.

Dannneels se défend de laisser la "pagaille"

Godfried Danneels s'est défendu vendredi matin sur ondes de la VRT de laisser derrière lui une Eglise en "pagaille", comme l'ont affirmé des médias ultra-conservateurs italiens.

"Je ne vois pas de pagaille, je vois seulement beaucoup d'obstacles et de difficultés", a-t-il déclaré.

Mgr Danneels est accusé par certains milieux d'être responsable de la désaffection que connaissent les églises en Belgique. Il est également rendu responsable de l'adoption de lois progressistes sur l'euthanasie ou le mariage homosexuel.
Dans le journal italien Il Foglio, la spécialiste des questions religieuses Paola Rodari a estimé cette semaine que "Danneels laisse, après 30 ans, une pagaille. Les églises belges sont vides et sous son 'règne', des lois anti-chrétiennes ont été votées". Le blog Osservatore Romano l'a même décrit même comme le "fossoyeur de l'Eglise belge".
Mgr Danneels a rejeté ces critiques. "Ce n'est pas juste. Je porte certaines responsabilités, mais les critiques concernent une situation qui dépasse mon pouvoir", a-t-il dit, pointant l'évolution socioculturelle de la Belgique.
Le cardinal a par ailleurs tenu à relativiser les critiques dont il a fait l'objet, affirmant ne pas croire qu’elles s’inscrivent dans une campagne visant à favoriser une succession plus conservatrice. "Ce qui se trouve sur un blog à Rome ne se retrouve pas nécessairement dans le carnet de note du pape", a-t-il assuré.
Mgr Danneels attend "pour la mi-janvier" des informations du Vatican au sujet de sa pension.