On vend de moins en moins de voitures essence

Si en 1990, 65% des automobiles vendues étaient des modèles essence, en 2009, ces modèles ne représentaient plus que 25% des ventes et ce, alors que la différence de prix entre l'essence et le diesel est de plus en plus minime.

En 1990, 498.698 voitures avaient été vendues, dont 331.085 pourvues d'un moteur essence, soit 65% du total. Sur les 476.194 voitures vendues l'année dernière, seulement 116.702 (25%) roulaient à l'essence.

Parallèlement, le prix d'un litre de diesel s'élevait à 0,55 euro en 1990, soit 17 centimes d'euro moins cher que l'essence.

Actuellement, un litre de diesel coûte 1,10 euro et un litre d'essence 27 centimes d'euro de plus.

Cela signifie qu'en 1990, le diesel était 23% meilleur marché que l'essence. Aujourd'hui, l'écart en faveur du diesel n'est plus que de 19%.

"De nombreuses personnes pensent faire des économies en optant pour un modèle diesel, mais ce n’est valable que pour les automobilistes qui font beaucoup de kilomètres car les modèles diesel sont encore toujours plus chers à l’achat" a déclaré Maarten Matienko du VAB dans le journal dominical De Zondag.

Selon lui le gouvernement belge mène une politique anti-essence, car "nulle part en Europe, il y a une telle différence à la pompe entre l’essence et le diesel".
Maarten Matienko "les primes fiscales accordées par le gouvernement constituent également un mauvais signal, puisque ces primes sont liées uniquement aux émissions de C02 et pas aux particules fines".

Selon Matienko, le gouvernement encourage l’achat de petits modèles qui ne sont pas équipés d’un filtre à particule.