Opel: Peeters ne s'avoue pas vaincu

Le ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), a appelé lundi les partis politiques à dépasser le clivage majorité-opposition dans le dossier d'Opel Anvers. Il n'a pas voulu donner de faux espoir, a-t-il expliqué au cours d'un débat organisé au parlement flamand, mais ne s'avoue pas vaincu pour autant.

Kris Peeters a répété ses critiques à l'adresse de General Motors, qui ne tient pas ses promesses et ferme une usine performante. Il a dit aussi sa volonté de trouver une "solution durable". Pour ce faire, la loi "Renault" doit être respectée et le dialogue social doit recevoir toutes ses chances.

Le ministre-président a également mis en garde contre l'élaboration de toutes sortes de plans de rechange. "A force de lancer publiquement des plans B, comme par exemple la reprise de Saab (proposition formulée par la Lijst Dedecker), nous jouons le jeu de GM et Nick Reilly", a-t-il dit.

Meeting syndical à Anvers

Les syndicats d'Opel accueilleront mardi à Anvers une quarantaine à cinquantaine de collègues de syndicats européens pour un meeting, a indiqué Luc Van Grinsven (CSC). "Chaque pays envoie une délégation. Parallèlement, il y a de nombreuses manifestations de solidarité", explique M. Van Grinsven.

Les syndicats européens négocieront en avant-midi. Peu après midi, le syndicaliste et président du conseil d'entreprise Klaus Franz s'adressera au personnel de l'usine automobile anversoise. Cette allocution se déroulera en deux sessions pour les différentes équipes, l'une à 13h et l'autre à 14h.

"Une grève dans toute l’Europe est envisageable"

Il est envisageable que nous organisions des grèves dans toute l'Europe", a indiqué lundi le vice-président du conseil d'entreprise et syndicaliste FGTB Rudi Kennes dans le Süddeutsche Zeitung. Le syndicat allemand IG Metall avait déjà précédemment critiqué la fermeture de l'usine Opel à Anvers.

Kennes indique encore dans le journal allemand être convaincu que le management d'Opel ne se contentera pas d'Anvers. "Toute l'Europe sera condamnée", estime M. Kennes, qui a lourdement critiqué le CEO du groupe Nick Reilly.
Le syndicaliste allemand Berthold Huber a également indiqué lundi ne pas accepter la fermeture de l'usine d'Anvers.