Un immeuble s'effondre à Liège

Une fillette a été sortie vivante des décombres de la maison de cinq étages qui s'est effondrée ce mercredi matin dans le centre de Liège. L'identité de la fillette n'a pas été communiquée mais il s'agit vraisemblablement d'une fillette âgée d'une douzaine d'années, dont la maman avait été transportée à l'hôpital durant la nuit. Choquée, la fillette a été prise en charge par les services médicaux et transportée à l'hôpital. Elle a cependant pu parler aux secouristes. Elle a expliqué avoir entendu des voix durant la nuit mais ne sait pas dire jusqu'à quelle heure.

Le roi Albert II s'est rendu mercredi après-midi sur les lieux de l’explosion qui a ravagé une habitation située rue Léopold, à Liège.

Le souverain était accompagné par la ministre de l'Intérieur Annemie Turtelboom, déjà sur place.

L'explosion a touché le numéro 18, où sont domiciliées douze personnes, mais a touché les immeubles avoisinants, dont le numéro 20.

L'intérieur du numéro 18 a été complètement ravagé par l'explosion et la façade, entraînant la totalité de l'immeuble, s'est écroulée peu après 7h, juste après qu'une personne a été extraite des décombres.

Vingt blessés dont deux grièvement

Vingt personnes ont été blessées, dont deux grièvement, ont confirmé les services de secours. Quinze d'entre elles ont été transportées dans 6 hôpitaux par des ambulances, et 5 se sont rendues d'elles-mêmes à l'hôpital pour y recevoir des soins.

Il semble que seuls 2 blessés étaient effectivement domiciliés dans les maisons touchées.

Contacts avec deux personnes avant l'effondrement

Avant l'effondrement de la maison, les services de secours avaient pu établir un contact oral avec deux personnes. "Mais depuis lors, nous n'avons plus connaissance d'aucun contact", a expliqué le chef des pompiers de Liège, le colonel Jean-Marc Gilissen, qui garde cependant espoir.
Un chien a été amené sur les lieux. Il n'a pas pu travailler durant la nuit car l'immeuble était la proie des flammes et des fumées. Il a pu reprendre son travail mercredi midi, par tranche de travail de 20 minutes.

Les pompiers déblayent manuellement les gravats car un risque d'effondrement des immeubles voisins n'est pas exclu. "Ils font un travail de fourmi, enlevant brique par brique et pierre par pierre pour essayer d'atteindre une éventuelle victime", a expliqué le colonel Gilissen. (Belga)