Opel: les syndicats européens se concertent

A Niederhausen, en Allemagne, les syndicats européens du constructeur automobile se sont rassemblés ce lundi matin pour discuter des projets d’assainissement annoncés par Opel/Vauxhall. Ils voulaient ensuite présenter leur point de vue lors du conseil d’entreprise européen de General Motors, qui a débuté vers midi.

Un conseil d’entreprise européen du constructeur automobile allemand General Motors était prévu pour ce lundi. Il s’agissait de la première rencontre entre la direction d’Opel/Vauxhall et les syndicats européens du groupe depuis l’annonce du plan de restructuration qui devrait entraîner, notamment, la fermeture fin juin prochain de l’usine Opel à Anvers.

Le plan d’assainissement prévoit, outre la fermeture d’Opel Anvers, la suppression de 9.500 emplois en Europe. Selon la maison-mère General Motors, ces mesures sont nécessaires pour redonner un avenir à Opel et Vauxhall.

Les syndicats européens du métal se sont rassemblés ce lundi matin, pour élaborer un point de vue commun à présenter ensuite au conseil d’entreprise européen. Les syndicats avaient déjà réclamé qu’aucun licenciement ne soit imposé et que toutes les usines du groupe soient maintenues en activité.

Ce matin, une rencontre séparée était prévue entre les syndicats d’Opel Anvers et Nick Reilly, le patron d’Opel. Une délégation syndicale de 10 personnes devait ainsi s’entretenir avec Reilly vers 10h00, à la demande de ce dernier.

L’entrevue a cependant été annulée, in extremis. Les syndicats anversois ne voulaient en effet pas mettre la solidarité syndicale européenne en péril, ni permettre à Reilly de négocier avec les syndicats belges un plan B de fermeture d’Opel Anvers, explique le syndicaliste Rudi Kennes (photo).