La police dépose un préavis de grève

Les syndicats de la police intégrée ont introduit un préavis de grève qui démarrera le 15 février et courra jusqu'au 31 mars. Il concerne tous les membres du personnel des six zones de police bruxelloises. La FGTB, la CSC et le SLFP dénoncent les conditions de sécurité actuellement précaires dans certains quartiers de la capitale. Une manifestation est également prévue mercredi matin.

"Le personnel réclame des gestes forts de la part de tous les responsables, tant sur le plan juridique que politique, qui doivent se traduire en des mesures effectives au lieu de palabres incessantes et des promesses non tenues", estiment les représentants des travailleurs.

Les syndicats protestent contre le recours croissant à la violence extrême à l'encontre des fonctionnaires de police. Les agresseurs détiennent du matériel de plus en plus violent, comme des armes de guerre ou des kalachnikov, commentent-ils.

Ils estiment que les équipes sur le terrain sont actuellement trop peu soutenues par les équipes "back-up" de leur propre zone et que les accords de coopération avec les zones voisines ou la police fédérale ne sont pas suffisants.

Les syndicats évoquent également un personnel démotivé par des "décisions incompréhensibles" des autorités judiciaires qui contribuent à susciter un sentiment d'impunité dans certains quartiers.

Ils insistent, enfin, sur les menaces à l'encontre du personnel et les cas d'agression verbale et physique, plaidant notamment pour la concrétisation de la proposition de loi qui prévoit de punir plus sévèrement les faits d'agression à l'encontre du personnel policier.

Les syndicats feront aussi entendre leur "désarroi" lors d'une manifestation organisée devant le Palais de Justice de Bruxelles.

Notons que les syndicats ont rencontré ce mardi la ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom. A l’issue de la réunion, cette dernière a annoncé qu'elle ne comptait pas augmenter l’effectif ou les moyens policiers.