La police manifeste pour plus de moyens

Plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés mercredi matin devant le Palais de Justice de Bruxelles. Ils protestent contre les actes de violence dont ils font l'objet au cours d'interventions menées principalement en région bruxelloise.

"C'est une première action de sensibilisation", explique Alain Ysebaert, vice-président du SLFP police.

"La violence à laquelle le policier est confronté est actuellement ingérable en raison de l'armement déployé par les malfrats. Nous demandons en outre des peines lourdes et dissuasives pour les personnes qui utilisent de telles armes."

Les syndicats craignent que le monde politique ne considère comme un fait divers la blessure d'un policier par une kalachnikov dans le cadre d'un hold-up manqué, samedi à Bruxelles.

"La kalachnikov est une arme de guerre, ça ne peut donc pas être considéré comme un fait divers", souligne M. Ysebaert.

Vélos, motos, voitures, combis, hélicoptère, une centaine de véhicules étaient mobilisés toutes sirènes hurlantes.

Le cortège s'est rendu vers le cabinet du ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, où une délégation a été reçue. Les premières réactions à l'issue de cette réunion n'étant pas positives, les syndicats menacent de mener des actions plus dures à partir du 10 février.

Le SLFP-Police a par ailleurs indiqué que la vice-première ministre et ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, souhaitait s'entretenir jeudi avec une délégation de syndicats policiers.