L’ordre protocolaire va être bouleversé

Sous la direction du président du Sénat, Armant De Decker (MR), un groupe de travail va réformer de fond en comble l’ordre protocolaire belge, hérité de Napoléon et qui accordait une place prépondérale au chef de l'église catholique.

Alors que le nouveau primat de Belgique, Mgr Léonard, n'a pas encore été désigné cardinal, un groupe de travail va être lancé au Sénat - sous la direction du président De Decker - afin de réformer de fond en comble l'ordre protocolaire belge.

Ce groupe de travail devrait associer les chefs de file au Sénat de tous les partis démocratiques (majorité et opposition) et le résultat de ces travaux remettra en cause un ordre protocolaire hérité de Napoléon.

La première place de l'ordre protocolaire belge est actuellement occupée par le cardinal Godfried Danneels. L'archevêque de Malines-Bruxelles André Léonard, nouveau chef de l'Eglise catholique en Belgique, devrait bientôt obtenir ce même titre de cardinal, comme le veut la tradition ecclésiastique.

 "Il y a aujourd'hui un large consensus parmi les partis politiques pour que cette formule soit modifiée", expose Armand De Decker.

Le chef de l'Eglise catholique en Belgique reculerait ainsi de plusieurs rangs pour se retrouver derrière les présidents d'Assemblée (Chambre et Sénat), les présidents du Conseil européen (Herman Van Rompuy) et de la Commission européenne (José Manuel Barroso).

Mais aussi derrière le Premier ministre du gouvernement fédéral et ses vice-Premiers ministres.

De même, les têtes du pouvoir judiciaire (Cour de cassation et Cour de constitutionnelle) devraient également se retrouver devant le responsable de l'Eglise.

Le primat de Belgique devrait se retrouver dans un peloton en compagnie  des responsables des cultes israélites, musulman et protestant en Belgique et d'un représentant de la laïcité belge.