Enlèvement des rames des trains à Buizingen

Le personnel des chemins de fer belges a commencé, vers 9h00 ce jeudi matin, à retirer des voies les wagons des deux trains de passagers qui sont entrés en collision frontale lundi. Entretemps, les 18 victimes de la catastrophe ferroviaire ont pu être identifiées. Ce jeudi midi, une minute de silence a été respectée dans toutes les gares belges à la mémoire des victimes du drame.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les caténaires du site de la catastrophe ferroviaire à Buizingen avaient été déplacées pour faciliter les travaux d’enlèvement des voitures endommagées. Les opérations de déblayage ont débuté ce jeudi vers 9h00, sous la direction du parquet de Bruxelles qui a été chargé de l’enquête judiciaire sur l’accident.

Un wagon spécial équipé d’une grue hydraulique a été amené sur le site pour soulever les wagons défoncés. Dans un premier temps, c’est la voiture-pilote qui devait être évacuée, suivie par la deuxième voiture.

Une fois les deux voitures séparées, les travaux d’enlèvement des wagons pourront commencer. Tous les wagons endommagés devront être enlevés de la voie pour le 26 février. Les travaux de réparation de l’infrastructure (les voies et les caténaires) pourront ensuite être menés à bien.

Entretemps, le trafic ferroviaire peut s’effectuer sur les autres voies, indique Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire.

A côté de l'enquête judiciaire, une enquête technique sur la sécurité est actuellement menée par les spécialistes du ministère de la Mobilité, pour tenter de déterminer les causes de la catastrophe de Buizingen.

Les 18 morts ont été identifiés

Toutes les 18 victimes de la catastrophe ferroviaire ont maintenant pu être identifiées. Le service d’identification des victimes de la police fédérale (DVI) a annoncé qu’il s’agissait de quatre femmes et de quatorze hommes.

Les familles des victimes ont été informées. La plupart des victimes sont originaires de Mons et de ses environs. Un Français figure aussi au nombre des défunts. Un registre de condoléances a été ouvert ce jeudi à la ville de Mons en hommage aux six victimes originaires de cette région.

Les passagers impliqués dans l'accident ferroviaire de lundi qui auraient des questions concernant l'assurance - pour des dommages physiques ou matériels - peuvent former le numéro spécial 0032 -(0)2-528.28.60 mis en place par la SNCB.

Minute de silence dans les gares

A midi précise, une minute de silence a été respectée ce jeudi dans toutes les gares de Belgique en hommage aux victimes de l’accident de Buizingen, survenu lundi matin.

A la gare de Hal, l’administrateur-délégué de la SNCB, Marc De Scheemaecker, celui d’Infrabel Luc Lallemand, la ministre des Entreprises publiques Inge Vervotte (CD&V), la ministre flamande de la Mobilité Hilde Crevits (CD&V), le gouverneur de la province du Brabant flamand Lode De Witte et le bourgmestre de Hal Dirk Pieters (CD&V) étaient rassemblés avec du personnel des chemins de fer pour rendre un hommage spécial (photos) aux victimes de l’accident, parmi lesquelles trois membres de la SNCB.

Un registre de condoléances a été ouvert dans les gares d’Hal, de Bruxelles-Midi et de tous les chefs-lieux de provinces du pays. Des représentants de ces provinces étaient rassemblés ce midi dans les gares d’Anvers, de Gand, Hasselt et Bruges.

Le personnel d’autres sociétés de transports en commun s’est montré solidaire avec le personnel de la SNCB. Dans les bus, les trams et les métros de la société De Lijn, de la Stib et des TEC, une minute de silence a également été respectée vers midi.

A la suite de la catastrophe de Buizingen, le Premier ministre Yves Leterme (CD&V) se réunissait mercredi soir avec plusieurs de ses principaux ministres. Au cours de cette réunion, la ministre des Entreprises publiques, Inge Vervotte, faisait le point sur l'enquête judiciaire ouverte à la suite de l'accident et sur les travaux d'enlèvement des deux rames de trains.