L’UE examine la restructuration d’Opel

Revenu spécialement plus tôt de sa mission économique aux Etats-Unis, le ministre-président flamand Kris Peeters assistait ce vendredi au sommet informel des ministres européens de l’Industrie et l’Economie sur l’industrie automobile. Il a mis le dossier Opel sur la table des discussions et convaincu le Commissaire européen à l’Industrie Antonio Tajani de se charger du dossier.

Kris Peeters est donc effectivement parvenu à mettre le dossier Opel sur la table des discussions du sommet informel qui réunissait ce vendredi à Bruxelles les ministres européens de l’Economie et de l’Industrie. Ce dossier ne figurait en effet pas à l’ordre du jour de la réunion consacrée au secteur automobile.

Le ministre-président flamand a déclaré à cette réunion que si l’Union européenne désirait appliquer une nouvelle stratégie pour le développement de la voiture électrique et de la voiture technologiquement neutre, alors il fallait également aborder à un niveau européen les dossiers auxquels l’Europe est confrontée à l’heure actuelle. Le plus gros dossier étant pour l’instant la restructuration d’Opel, affirmait Peeters.

La maison-mère General Motors a demandé à tous les états membres qui possèdent des usines Opel de lui apporter une aide financière pour mener à bien une restructuration nécessaire à la survie du constructeur automobile européen. GM demande un total de 2,7 milliards d’euros d’aides publiques.

Mais le plan de restructuration comprend également la fermeture de l’usine Opel d’Anvers. Kris Peeters a demandé aux pays européens de ne pas accorder d’aide à General Motors avant que le dossier de restructuration n’ait été minutieusement examiné.

Soutien de l’Allemand et l’Autriche

Le ministre-président flamand a immédiatement obtenu le soutien du nouveau Commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani (photo principale, à droite), ainsi que de l’Allemagne et de l’Autriche. Ces deux pays demandent également que la Commission européenne soit informée du plan d’affaires de General Motors en faveur de sa filiale européenne Opel avant l’octroi d’aides d’Etat par les pays concernés.

Antonio Tajani a aussi annoncé une nouvelle réunion pour la semaine prochaine, avec le Commissaire à la Concurrence Joaquin Almunia et toutes les parties impliquées dans le dossier Opel.

Kris Peeters affirme vouloir avant tout être certain que la décision de fermer l’usine Opel d’Anvers repose sur des motifs économiques et pas sur des raisons politiques. La semaine prochaine, le ministre-président flamand rappellera une nouvelle fois que les résultats de l’usine anversoise sont bons et que la fabrique possède un bon avenir économique.