Sécurité du rail: des questions sans réponse

Au cours de l’audition de ce lundi, en Commission Infrastructure à la Chambre, de la ministre des Entreprises publiques Inge Vervotte (CD&V) et des patrons actuels des trois branches de la SNCB - à la suite de la catastrophe ferroviaire de Buizingen - des questions sont restées en suspens à propos du déploiement d’un système de sécurité qui a été interrompu en 1988. Etienne Schouppe, qui était alors patron de la SNCB se dit prêt à répondre à ces questions en Commission.

Après un accident mortel survenu dans les années 1980, la Société nationale des chemins de fer belges avait entamé le déploiement d’un dispositif de freinage automatique, le TBL 1. Ce déploiement a cependant été stoppé en 1988. La question n’a ensuite plus été abordée qu’en 1998, indiquait notamment la ministre Vervotte ce lundi.

La ministre des Entreprises publiques a estimé que suite à cette situation, la Belgique possède un retard en matière de sécurité du rail par rapport aux pays voisins. « Notre pays a pris du retard avec l’installation du système traditionnel de sécurité ».

L’audition de Luc Lallemand (qui dirige la société Infrabel), de Mark Descheemaecker (administrateur délégué de la SNCB) et de Jannie Haek (Holding SNCB) a également démontré qu’il reste beaucoup de questions sur ce qui a effectivement été entrepris entre 1988 et 1998 par la SNCB pour accroître la sécurité sur le rail.

Pendant cette période, c’est l’actuel Secrétaire d’Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe (photo), qui dirigeait la SNCB. Ce dernier n’était pas interrogé en Commission de la Chambre ce lundi. Il s’est dit étonné qu’aucune réponse n’ait été fournie aux questions des députés sur la période 1988-1998 et a déclaré être prêt à répondre à ces questions si on l’invitait en Commission.

Etienne Schouppe n’a cependant pas voulu dévoiler le contenu des réponses qu’il devra éventuellement apporter en Commission Infrastructure de la Chambre.

Les plus consultés