“Assécher les réseaux illégaux d’armes”

La ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom (Open VLD), a affirmé ce lundi son intention de s’attaquer plus sévèrement au marché illégal des armes. Cette déclaration fait suite au drame familial survenu ce dimanche à Bilzen (dans le Limbourg), au cours duquel un père a abattu son fils de 15 ans et un agent de police. Le suspect possédait des armes illégales.

Au domicile du père de famille qui a abattu ce dimanche à Bilzen son fils Cedric (15 ans) et un agent de police, plusieurs armes ont été retrouvées. A côté du fusil de chasse avec lequel il a tiré, l'homme possédait encore deux autres fusils de chasse et un long rifle. 

Il ne possédait pas de permis pour ces armes. En 1996, le tribunal correctionnel de Tongres l'avait enjoint de se séparer de ses armes dans le cadre de mesures de probation liées à une condamnation à 6 mois de prison avec sursis, indiquait ce lundi le procureur de Tongres.

Au lendemain du drame familial - qui a entrainé la mort du tueur de 53 ans -, la ministre Annemie Turtelboom soulignait : "Ces dernières semaines, un certain nombre de réseaux d’armes illégales ont pu être démantelés lors de diverses actions ".

"Nous devons tendre à faire disparaître ce marché. Cela doit être une de nos priorités. Et il faut que l’accès aux armes soit rendu plus difficile pour celui qui veut malgré tout en acheter une. Les réseaux d’armes représentent, avec les drogues, les sources principales de beaucoup de mal dans notre société", concluait Annemie Turtelboom au micro de la VRT.

« Nos agents ont perdu un collègue »

L’incident tragique de ce dimanche aura aussi des conséquences pour les négociations entre la ministre de l’Intérieur Turtelboom et les syndicats de la police. Ces derniers se concertent actuellement sur un accord qui prévoit notamment des mesures d’économie.

Le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS) vient tout juste de signer cet accord, mais y met d’importantes conditions. Quant au Syndicat libre de la fonction publique (SLFP Police), il doit encore prendre sa décision.

« Nous devons maintenant présenter un texte à notre base, mais ces gens viennent de perdre un collègue », explique Jan Schonkeren du SLFP. « On ne peut pas leur en vouloir s’ils mettent des exigences spéciales ou s’ils réclament des choses supplémentaires, pour souligner qu’ils ont un métier difficile ».