La VRT veut se séparer de 279 travailleurs

Deux-cent-septante-neuf licenciements doivent intervenir d'ici à la fin de l'année au sein de la VRT. C'est ce qu'a proposé la direction au conseil d'administration. Il n'y aurait pas de licenciement sec. Le plan d'économie de la direction prévoit par ailleurs des coupes dans l'offre des programmes.

La direction de la VRT a précisé lors d’une conférence de presse qu'elle souhaite faire le maximum pour mener ces licenciements d'une manière socialement responsable, entre autres sur base de la diminution volontaire des engagements.

"Il ne s’agit donc pas d’un bain de sang social", a souligné l’administrateur délégué ad intérim, Piet Van Roe (photo).

La télévision publique flamande devra également, selon la direction, couper dans sa programmation. Les moyens affectés à la plupart des programmes devraient ainsi baisser de 10%, ceux pour les informations de 5%.

La VRT ne renouvellerait par ailleurs pas une série de contrats de sport en cours. L'offre en ligne ne serait plus développée et moins de fictions flamandes seraient visibles à l'écran.

Les économies ont également des conséquences pour les sociétés de production externes. Elles verraient les dépenses de la VRT reculer de maximum un quart.

Une concertation doit se tenir lundi prochain entre une délégation du conseil d'administration et les syndicats. Le conseil d'administration prendra une décision le 30 mars.

"Un plan inadmissible"

Les syndicats de la VRT estiment que le plan d'économie est inadmissible. Une concertation avec les syndicats se tiendra dans les prochains jours.

"Si le plan actuel passe, c'est une très mauvaise chose pour le paysage médiatique en Flandre", a déclaré Herman De Backer de la CSC. "Il y aura inévitablement des conséquences sur la programmation. La VRT ne peut pas continuer à effectuer le même travail avec 279 personnes en moins."

Selon Luc Vandenhoeck de la CGSP, la télévision publique a opté pour une stratégie qui manque de prévoyance. "Pourquoi le contrat de gestion actuel n'est-il pas appliqué normalement pendant que des solutions structurelles à long terme sont étudiées?", se demande le syndicaliste.

Le plan sera étudié avec les syndicats dans les prochains jours mais ceux-ci ont déjà fait savoir que les mesures actuellement présentées ne sont pas des options.