Sécurité renforcée au palais de justice

Les mesures de sécurité ont encore été renforcées depuis ce lundi au procès de neuf membres présumés d’une cellule belge du réseau Al-Qaeda, qui se tient depuis le 8 mars devant la 49e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Selon le parquet fédéral, une tentative d’évasion ou de libération des prévenus aurait été en préparation.

Les neuf prévenus - dont Malika El-Aroud, une femme de 50 ans veuve d’un kamikaze qui était impliqué dans l’assassinat du commandant afghan Ahmed Shah Massoud en septembre 2001 - sont accusés d’avoir organisé le recrutement de volontaires prêts à partir pour l’Afghanistan. Sept d’entre eux comparaissent. L’époux actuel de Malika El-Aroud, Moez Garsaloui, est encore en fuite.

Ce lundi matin, le procès reprenait au palais de justice de Bruxelles (photo). La place devant le palais a cependant été complètement fermée à la circulation au moyen de barrières et aucun véhicule ne peut y passer.

A l’intérieur du palais de justice, des membres de l’unité spéciale d’intervention de la police fédérale ont été postés. L’identité de toute personne qui entre dans le bâtiment est contrôlée. Une copie des cartes d’identité est effectuée.

A la porte de la salle d’audience, des mesures renforcées de sécurité sont également appliquées. Toutes les personnes qui veulent y entrer, y compris les journalistes, sont fouillées. Même les chaussures sont passées devant un détecteur de métal.

En cause, des informations provenant du parquet fédéral et qui ont été transmises au Centre de crise du ministère de l’Intérieur. Ces informations indiquent qu’une tentative d’évasion ou de libération des prévenus pourrait avoir été en préparation. Les renseignements font état de l’utilisation possible de violence, voire même d’armes.

Les mesures de sécurité dans et aux abords du palais de justice ont donc été renforcées dès ce lundi. « L’objectif est de garantir le déroulement normal de tous les procès et de la vie judiciaire, ainsi que de garantir la sécurité de tout le monde. Les mesures sont prévues pendant toute la semaine jusqu’à la fin des audiences », indiquait un communiqué du Centre de crise.

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