BHV: En l’absence de solution, les partis flamands voteront

Alors qu’on entre dans la dernière semaine de négociations au sujet du dossier BHV, les partis flamands ont annoncé dans l’émission dominicale de la VRT qu’ils voteraient ensemble en faveur de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, si le médiateur royal, Jean-Luc Dehaene, ne parvenait pas à aboutir à une solution négociée.

Le compte à rebours a commencé. Le médiateur royal, Jean-Luc Dehaene, a en effet la lourde tâche de trouver une solution à l’épineux dossier BHV d’ici la fin des vacances de Pâques, soit dans une semaine.

Mais l’incertitude demeure, notamment suite aux récentes tensions communautaires qui sont venues envenimer un peu plus la tâche de l’ancien Premier ministre belge. En cas d’absence de solution, la proposition de loi sur la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde sera votée mi-mai à la Chambre. Les partis flamands l’ont répété lors de l’émission De Zevende Dag.

"Si nous arrivons à un point où aucune solution n’est trouvée, nous voterons alors la proposition de loi à la Chambre", a déclaré Eric Van Rompuy (CD&V; photo). "Cela a toujours été la position envisagée par les partis flamands"

Même son de cloche du côté de Marino Keulen (VLD) et de Bruno Tobback (SP.A) : "Nous sommes entièrement en faveur d’une solution négociée, mais si ça ne marche pas, alors nous voterons", ont-ils confirmé.

Selon la N-VA, il existe peu de marge de négociation pour aboutir à une solution avec les francophones. "Si le gouvernement vient à tomber, ce ne sera pas parce que les Flamands veulent scinder BHV, mais bien parce que les Francophones refusent de se résigner à une décision démocratiquement prise", a ainsi souligné Mark Demesmaeker (photo).

Eric Van Rompuy a par ailleurs répété qu’un élargissement de Bruxelles ou qu’un rattachement des communes à facilité de la périphérie bruxelloise étaient hors de question.

S’il y a deux jours, Jean-Luc Dehaene indiquait à la chaîne parlementaire française LCP qu’il avait encore bon espoir d’aboutir à une solution, la mission du médiateur royal risque tout de même de se voir bousculée par de vieux obstacles communautaires.