Le retrait de la MONUC lié à des objectifs?

Au cours d’un débat public qui se tenait ce mardi soir au Théâtre royal flamand (KVS) à Bruxelles, le ministre des Affaires Etrangères Steven Vanackere (CD&V) a plaidé en faveur d’un retrait progressif des casques bleus du Congo, plutôt dicté par la réalisation d’objectifs que par des dates. Vanackere souhaite voir le mandat de la mission des Nations Unies en République démocratique du Congo prolongé d’au moins un an.

Le ministre belge des Affaires Etrangères (photo) s’exprimait ce mardi soir dans le cadre d’un débat public, organisé au Théâtre royal flamand (KVS) à Bruxelles, consacré à l’avenir de la République démocratique du Congo qui fêtera fin juin le cinquantenaire de son indépendance.

« Le gouvernement congolais voudrait que les casques bleus de la MONUC partent rapidement. Il faut voir cela comme une ambition d’assurer la sécurité sans troupes étrangères » sur le territoire congolais, expliquait Steven Vanackere au KVS.

Les autorités congolaises ont en effet demandé un retrait total des 20.000 casques bleus qui font partie de la MONUC (présente en RDC depuis 10 ans) d’ici le courant de l’année prochaine. Elles voudraient voir un premier départ de 2.000 casques bleus vers le 30 juin prochain, date du cinquantenaire de l’indépendance. « C’est trop ambitieux », estime Steven Vanackere.

Le chef de la diplomatie belge, qui doit se rendre fin avril aux Etats-Unis pour y aborder notamment la question du renouvellement du mandat de la MONUC avec le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, plaide en faveur d’un retrait progressif des casques bleus du Congo. Il souhaiterait que le calendrier du retrait soit dicté davantage par la réalisation d’objectifs civils et militaires que par des dates.

Le ministre a rappelé que Ban Ki-moon a également recommandé le renouvellement pour un an du mandat de la MONUC, qui expire en mai prochain, ainsi que la mise en œuvre d’une première phase de retrait de 2.000 hommes, déployés surtout à l’ouest du Congo.

Steven Vanackere suggère en outre que les tâches de la mission onusienne qui succèdera à la MONUC soient « bien précisées ». Ces tâches seraient militaires à l’est du pays, qui est la région qui reste la plus troublée de la RDC, avec un aspect de maintien de la paix, et dans le reste du pays des tâches de renforcement des capacités de l’Etat congolais.