Davantage d’accidents mortels sur les routes

Pour la première fois en neuf ans, le nombre de victimes mortelles sur les routes de Belgique a à nouveau augmenté. Selon les chiffres du bilan annuel de la sécurité routière communiqués par le Secrétaire d’Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe, le nombre d’accidents mortels a augmenté de 2,5% en 2009. La Wallonie est davantage touchée que la Flandre.

En 2001, on recensait encore 1.486 tués sur les routes de Belgique, mais depuis lors le nombre de morts avait progressivement diminué pour se fixer à 922 en 2008. L’an dernier cependant, le nombre de décès sur les routes est remonté à 955. C’est 2,5% d’accidents mortels supplémentaires par rapport à 2008.

La Belgique s’éloigne ainsi à nouveau de l’objectif d’un maximum de 750 tués sur les routes en 2010 que s’était fixé le gouvernement fédéral. Le nombre d’accidents sur le réseau routier a par contre diminué de 2,1% l’an dernier.

Différences régionales

Le Secrétaire d’Etat à la Mobilité (photo) a souligné que les différences régionales restent prononcées. Ainsi en Flandre, le nombre d’accidents a baissé de 4,2% et le nombre de personnes décédées sur place a diminué de 4%.

En Wallonie, le nombre d’accidents a par contre augmenté d’1,6% et le nombre de personnes mortes sur les lieux de l’accident a augmenté de 3,9%. En Région bruxelloise, les chiffres sont restés stables.

Les différences sont également importantes entre diverses provinces. Le Brabant flamand enregistre ainsi une baisse de 27,4% du nombre de morts sur les routes et la province de Namur une diminution de 23,7%, alors que des augmentations de 31,4% sont constatées dans la province du Luxembourg, de 16% en Brabant wallon et de 11,4% dans le Hainaut.

Les week-ends plus mortels

Le nombre d’accidents dans lesquels au moins un poids lourd est impliqué continue à baisser, depuis 2007. En 2009 ce nombre diminuait encore de 13%.

Les week-ends restent l’un des points noirs de la circulation routière en Belgique. Quelque 29% de tous les accidents de la route se produisent en effet pendant le week-end et sont responsables de 43% de tous les décès.

Le Secrétaire d’Etat Schouppe (CD&V) cite trois causes principales des accidents entraînant blessures et décès : la vitesse, la conduite sous influence d’alcool ou de drogues, et l’absence du port de la ceinture.

Dès cette année, des tests salivaires de dépistage de drogue seront pratiqués sur les routes. « Cette mesure devrait avoir un effet positif sur les statistiques et, espérons, aussi sur le problème préoccupant des accidents du week-end », concluait Etienne Schouppe.