“Le chômage augmentera encore en Belgique”

Une étude européenne réalisée par le bureau-conseil Ernst&Young indique que le chômage en Belgique atteindra le chiffre record de 8,4% de la population active totale au courant du second trimestre de 2010. « La récession appartient au passé dans la zone euro, mais il est trop tôt pour pousser un soupir de soulagement », affirme Gust Herrewijn du bureau-conseil.

Selon le rapport d’Ernst&Young, le chômage continuera à augmenter en Europe et devrait atteindre en 2011 u nouveau record de 17 millions de demandeurs d’emploi. D’après les prévisions du bureau-conseil, les chiffres du chômage ne devraient commencer à baisser qu’en 2012. « D’ici là, l’économie continuera à traînasser », affirme Geert Noels (photo), l’économiste belge qui a participé à l’étude d’Ernst&Young.

En Belgique, le chômage est passé de 6,6% en mai 2008 à 8,1% à la fin de l’an dernier. Une série de mesures prises par le gouvernement fédéral ont permis de limiter les pertes d’emploi, mais ces mesures ne pourront pas empêcher une nouvelle montée du chômage. Au cours du second semestre de cette année, le nombre de demandeurs d’emploi devrait ainsi passer à 8,4% de la population active totale - un record. La moyenne européenne sera pourtant de 10,3% à la même époque.

« La Belgique s’en sort en moyenne mieux que les autres pays de la zone euro, mais se situe sous la moyenne des pays-phares, comme l’Allemagne, indique Geert Noels.

Gust Herrewijn du bureau Ernst&Young met en garde : « La récession appartient au passé dans la zone euro, mais il est trop tôt pour pousser un soupir de soulagement. Aucun redressement complet n’est prévu avant la mi-2012 ».

Reprise du commerce international en 2010

Le rapport prévoit une reprise du commerce international et un rétablissement des économies américaines et asiatiques cette année encore. L’économie de la zone euro connaîtra une légère relance grâce à la hausse de la demande.

La reprise en Belgique sera laborieuse cette année, étant donné que la lente croissance des principaux partenaires commerciaux du pays ralentira les exportations belges. Le produit intérieur brut augmentera de 1,4% sur l’ensemble de l’année, ce qui représentera pourtant l’une des meilleures prestations de la zone euro.