L'espace aérien fermé jusqu'à samedi 10h00

Le secrétaire d'Etat à la Mobilité Etienne Schouppe (CD&V) a décidé de prolonger de 16 heures la fermeture de l'espace aérien belge. Une évaluation aura lieu samedi à 6h00. Entretemps, la Cellule Interrégionale de l’Environnement (CELINE) indique sur son site internet que le nuage de cendres volcaniques provenant du sud de l’Islande avait atteint ce vendredi vers 9h00 le nord-ouest de la Belgique. Ce matin, on n’enregistrait pas de hausse anormale de la pollution atmosphérique en Belgique.

Fermé jeudi vers 16h30, l'espace aérien belge restera interdit au trafic aérien pendant 16 heures supplémentaires.

Il devait normalement être rouvert ce vendredi vers 18h00, mais une nouvelle évaluation menée ce vendredi midi a poussé le Secrétaire d'Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe (photo) à prolonger la fermeture au moins jusqu'à 10h00 ce samedi. 

Une nouvelle réunion de concertation est prévue samedi à 6h00. Etienne Schouppe entend prendre une décision vers 8h00 sur la prolongation de la fermeture ou la réouverture de l'espace aérien belge.

"Eurocontrol a demandé d'interdire le trafic aérien jusqu'à 14h00 ce samedi. En concertation avec Eurocontrol, nous avons décidé de maintenir l'interdiction de voler jusqu'à 10h00", expliquait ce midi Etienne Schouppe. "Nous choisissons 10h00 au lieu de 14h00 sur base des données actuelles. Le nuage de cendres se déplace maintenant vers l'est et s'il avance suffisamment cette nuit, le trafic aérien pourra reprendre avant 14h00".

Pas de pollution accrue enregistrée

Les rejets volcaniques qui ont été projetés dans l’atmosphère s’accumulent principalement entre 6 et 10 kilomètres d’altitude.

Vers 9h00 ce vendredi, « les images satellites ainsi que les trajectoires météorologiques permettaient de constater que le nuage est en train de survoler la partie nord-ouest de la Belgique », indique la Cellule Interrégionale de l’Environnement sur son site internet.

« Pour le moment, le réseau de mesure automatique n’enregistre pas de hausse anormale des particules fines (PM10 et PM2,5) ou du dioxyde de soufre, polluants caractéristiques des émissions volcaniques. Il semblerait donc que le nuage reste suffisamment élevé dans la troposphère lors de son passage au-dessus de notre pays que pour ne pas affecter les mesures et devrait donc avoir un impact réduit sur la santé ».

L’historique des concentrations en particules fines et en dioxyde de soufre aux Pays-Bas ne révèle pas de hausse anormale de ces polluants lors du passage du nuage volcanique, précise encore CELINE.

Le nuage serait maintenant en route vers le sud-ouest de la France.