Hommage à Hugo Claus à Ostende

L’exposition « Claus à Ostende - un hommage » vient d’être inaugurée dans la Maison Ensor. L’écrivain, poète et peintre anversois décédé en 2008 se sentait en effet proche d’Ostende mais aussi du peintre James Ensor. L’exposition comprend des lettres, photos et manuscrits d’Hugo Claus.

La collection présentée à l’exposition qui vient de s’ouvrir à la Maison Ensor comprend plusieurs grandes photos d’Hugo Claus, mais aussi des manuscrits et d’autres documents de l’écrivain, poète et peintre, datant des années 1940, ’50 et ’60.

Les œuvres de jeunesse de Claus sont particulièrement mises en valeur dans cette exposition, comme par exemple un recueil de poèmes de 1947, ses tentatives de lancer une revue d’art en 1948, son premier roman « La chasse aux canards » (titre original : « De Metsiers »), ses contacts avec le mouvement artistique Cobra et d’autres œuvres.

L’exposition d’hommage jette aussi un regard sur l’œuvre du peintre James Ensor, natif d’Ostende, pour lequel Hugo Claus avait de l’admiration. Dans son roman « L’étonnement », datant de 1962, on trouve un passage où Ensor observe sa propre statue.

Hugo Claus est originaire d’Anvers, mais considérait Ostende comme la ville de sa naissance artistique. En 1948, il s’installa en effet avec son père et trois frères à Ostende. Peu après, il alla vivre seul à l’Hôtel de Londres, dans la cité balnéaire. Ce fut une étape importante dans sa vie parce qu’il se détachait alors d’un père dominateur.

Plus tard, Claus déménagea encore plusieurs fois à Ostende, avant de quitter la ville en 1950 pour se rendre à Paris.

L’écrivain vit aussi sa première exposition organisée à Ostende, tandis que l’action de son roman « L’étonnement » qui parle des mémoires d’un enseignant en 1962 se déroule essentiellement à Ostende. Ce roman fut d’ailleurs publié à l’occasion de l’exposition ostendaise d’Hugo Claus. L’auteur aurait estimé qu’il s’agissait de son meilleur roman, bien que celui-ci ait été l’un des livres qui s’est le moins bien vendu.

C’est aussi pendant sa période ostendaise que l’artiste fit la rencontre de son épouse Elly Overzier, à laquelle il consacra « Trois poèmes bleus pour Elly », publiés dans le magazine Tijd en Mens. Hugo Claus quitta d’ailleurs Ostende pour rejoindre Elly Overzier, qui s’était installée à Paris.