L’Open VLD laisse la porte entrouverte

Malgré l’annonce de sa sortie du gouvernement fédéral hier, l’Open VLD n’exclut pas de continuer à prendre part aux négociations sur BHV, mais sous certaines conditions strictes. Le CD&V désire aussi poursuivre les pourparlers.

Si l’Open VLD a décidé de quitter le gouvernement, cela ne signifie apparemment pas qu’il désire aussi ne plus participer aux négociations. Hier après-midi, il est vite apparu que la plupart des partis de la coalition fédérale désiraient poursuivre les pourparlers, surtout du côté francophone.

Hier soir, le président des libéraux flamands, Alexander De Croo, laissait entendre lors de l’émission de la VRT, Phara, que son parti laissait sa porte entrouverte.

"Si ceux qui ont provoqué la détérioration de notre confiance font un effort pour la regagner, nous pouvons alors toujours considérer l’affaire", a-t-il ainsi indiqué. Mais si de nouvelles négociations ont lieu, elles devront se faire sous de strictes conditions. La nouvelle date butoir devra être respectée et intervenir après une "courte période", a-t-il encore laissé entendre. Le cadre des négociations devra par ailleurs rester limité.

Des négociations avec jeudi prochain comme date butoir et avec pour base les textes de Jean-Luc Dehaene seraient par exemple possibles pour Alexander De Croo. Le vice-président de l’Open VLD, Vincent Van Quickenborne, n’a pas non plus totalement refermé la porte. "Il revient à présent au roi de prendre l’initiative", a-t-il déclaré.

De son côté, la présidente du CD&V, Marianne Thyssen, préfère également poursuivre les négociations. "Si la concertation est encore possible, alors je demeure certainement prête à continuer", a-t-elle indiqué lors de l’émission Terzake (VRT). Mme Thyssen s’est dite "très étonnée" par la démarche de l’Open VLD, mais pour elle, cela ne doit pas signifier une rupture avec les libéraux.