Didier Reynders, médiateur royal

Alors que le roi ne devait en principe recevoir que les représentants des partenaires sociaux, ce samedi matin, Albert II a créé une certaine surprise en recevant en audience le président du MR Didier Reynders. il l'a chargé d'une mission de médiateur en vue d'une reprise des négociations sur le dossier BHV.

Le souverain l'a chargé de s'assurer dans un très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Didier Reynders a accepté cette mission, annonce le Palais Royal dans un communiqué.

Albert II n’a toujours pas accepté la démission du gouvernement Leterme II et semble vouloir laisser du temps aux négociateurs pour se remettre autour de la table et trouver un accord avant jeudi prochain, date de la prochaine séance plénière à la Chambre ou la loi de scission devrait être votée Flamands contre francophones.

"Une solution à BHV jeudi au plus tard"

Le président des libéraux flamands de l'Open VLD Alexander De Croo accepte un délai supplémentaire pour qu'une solution soit trouvée à l'épineux dossier de la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

La décision du roi de charger le président d'un parti francophone d'une mission destinée à tâter le terrain pour une reprise des négociations BHV est une bonne chose" estime Alexander De Croo.

Mais le président des libéraux flamands ajoute qu'"une proposition de loi doit être votée jeudi à la Chambre et que tous les partis flamands ont annoncé vouloir voter en faveur de cette proposition prévoyant la scission de l'arrondissement. Il faut donc trouver une solution au plus tard jeudi". La balle est donc dans le camp des partis francophones.

La plupart des partis flamands réagissent aussi positivement à la mission de Didier Reynders.

Pour Yves Leterme (CD&V), il faut espérer que les choses bougent. Groen! estime que peu importe le négociateur, ce qui compte c'est que les partenaires de la coalition soient sur la même ligne en ce qui concerne les conditions de cette négociation.