Libérés suite à une faute de procédure

Deux personnes, interpellées à la suite de la découverte d'un stock d'armes en février dernier dans le milieu albanais à Bruxelles, ont été remis en liberté vendredi par la chambre des mises en accusation de Bruxelles en raison d'une erreur de procédure, ont indiqué les avocats des intéressés.

L’examen du mandat d’arrêt d’un troisième inculpé, qui comparaissait également vendredi, a été reporté à mardi.

Mandats d'arrêts prolongés plusieurs fois

Les trois suspects sont soupçonnés d’appartenance à une bande belgo-albanaise spécialisée dans la vente d’armes et qui a été démantelée le 11 février dernier.

Onze suspects ont été arrêtés et inculpés des chefs d’appartenance à une organisation criminelle ainsi que de détention et trafic d’armes.

Les mandats d’arrêt des onze inculpés ont été prolongés à plusieurs reprises au cours des trois derniers mois.

Il y a deux semaines, un problème est survenu lors de la comparution de deux inculpés devant la chambre du conseil.

“Le dossier n’était pas au greffe et nous n’avons dès lors pas pu l’examiner”, a déclaré l’avocat Georges Nicolis, avocat d’un des inculpés.

La chambre du conseil a dès lors libéré mon client et le second inculpé”, poursuit l’avocat.

Le parquet a interjeté appel, mais la chambre des mises en accusation a confirmé l’ordonnance rendue par la chambre du conseil.

Les avocats n’avaient toujours pas accès au dossier et la chambre des mises en accusation a ordonné vendredi la remise en liberté des deux inculpés en détention provisoire.

Important coup de filet

Le 11 février dernier, la police judiciaire fédérale de Bruxelles avait procédé à un important coup de filet dans le milieu albanais.

Plus de 7 kg d'explosifs, des armes de poing, 1,5 kg de dynamite, 150 cartouches de 9 mm, 12 munitions pour kalachnikov, 1 FN 635, ainsi que plusieurs gilets pare balles, des combinaisons de la police albanaise ainsi qu'un gyrophare avaient été saisis.