Leterme demande plus de discrétion à Merkel

Guy Verhofstadt, chef de groupe libéral au parlement européen a lancé un Chancelière allemande de cesser de remettre en cause le plan de sauvetage européen des pays en difficultés de la zone euro appel à la. Avant cela, le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme avait lancé un appel similaire lors de l’émission dominicale de la VRT "De zevende dag".

"Les leaders européens comme la Chancelière allemande Angela Merkel doivent cesser de semer le doute sur le plan de sauvetage européen des pays en difficultés de la zone euro", a dit dimanche le premier ministre démissionnaire Yves Leterme (CD&V) à l'émission De Zevende Dag (VRT).

L'ancien premier ministre, Guy Verhofstadt, (photo) chef de groupe libéral au parlement européen, a abondé dans le même sens sur la télévision néerlandaise VARA.

"Des accords ont été pris pour sauver l'euro. Cela a été un tournant historique. Il faut maintenant cesser le débat. On ne peut pas, comme le fait Mme Merkel, continuer à semer le doute", a dit Yves Leterme.

Angela Merkel a en effet déclaré  vendredi que le succès du plan de sauvetage n'était pas garanti.

Cette déclaration a eu immédiatement un effet négatif sur les bourses et le cours de l'euro.

"Ce n'était pas très malin comme déclaration. Si ceux qui mettent au point un plan le mettent eux-même en doute cela revient à le saboter", a dit pour sa part Guy Verhofstadt.

Yves Leterme a aussi cité les déclarations de Josef Ackermann, CEO de la Deutsche Bank, et des "indiscrétions venant de Paris" mettant en danger le plan.

Appui de la Banque centrale européenne

Pour Guy Verhofstadt, l'euro ne redeviendra stable que si la Commission européenne prend la direction des opérations avec l'appui de la Banque centrale européenne alors que ces derniers mois on a assisté, dit-il, à une approche intergouvernementale fragmentée.

Les ministres européens des Finances se sont mis d'accord il y a une semaine sur un plan de sauvetage de 750 milliards d'euros. Une semaine avant, ils avaient déjà décidé, en collaboration avec le Fonds monétaire international, de prêter 110 milliards d'euros à la Grèce.

En tant que plus grand pays européen, l'Allemagne est le principal contributeur à ces interventions. Pour cette raison, elle a longtemps hésité et ainsi retardé le processus.