Albert II a entamé ses consultations

Le souverain belge a entamé ce lundi à 10h30 une série de consultations, au lendemain du scrutin législatif. Le Premier ministre démissionnaire, Yves Leterme (CD&V), a été reçu en premier au château de Laeken. Albert II recevait ensuite les présidents de la Chambre et du Sénat, Patrick Dewael (Open VLD) et Armand De Decker (MR), mais aussi les présidents de la N-VA Bart De Wever et du PS Elio Di Rupo.

Selon la coutume après les élections, le Premier ministre sortant Yves Leterme (CD&V) a présenté ce lundi matin au Roi la démission de son gouvernement. Albert II a accepté cette démission et a chargé le gouvernement de l’expédition des affaires courantes, a confirmé le Palais royal.

Le souverain recevait ensuite les présidents de la Chambre, Patrick Dewael (Open VLD), et du Sénat, Armand De Decker (MR).

Les consultations se sont poursuivies dans l’après-midi. A 15h00, le Roi (photo) a reçu le président de la N-VA, Bart De Wever. Le grand vainqueur du scrutin en Flandre et en Belgique est resté trois quarts d'heure au château.

Albert II recevait ensuite le président du PS, Elio Di Rupo, grand vainqueur des élections en Wallonie.

Entretemps, Bart De Wever reste très discret sur ses intentions. En tant que premier parti de Flandre, en même de toute la Belgique, la N-VA devrait maintenant prendre l’initiative de la formation d’un gouvernement. De Wever semble vouloir attendre la réaction des différents bureaux de partis aux résultats du scrutin avant d’entreprendre des démarches. Elio Di Rupo adopte une attitude semblable.

Consultations mardi aussi

Les consultations royales se poursuivront mardi, avec les autres présidents des partis démocratiques qui ont obtenu une représentation à la Chambre.

Il faut donc s'attendre à voir ces prochaines 24 ou 48 heures les présidents des libéraux flamands et francophones, du SP.A, du CD&V et du CDH, des écologistes flamands et francophones, de la Liste Dedecker et du Parti Populaire être invités au château de Laeken par le Roi. 

A l'issue de ces consultations, Albert II pourrait désigner un informateur ou un médiateur qui devra sonder la volonté des différents partis de former une coalition.