Reynders et Dedecker s’effacent

Au lendemain du scrutin fédéral belge, Didier Reynders et Jean-Marie Dedecker ont tiré les conclusions de la défaite électorale de leur parti respectif, le MR et la Liste Dedecker. Ce lundi après-midi, le président des libéraux francophones annonçait qu’il remettra son mandat en jeu lorsque les négociations pour la formation du nouveau gouvernement fédéral seront terminées. Le président de la Liste Dedecker déclarait peu avant qu’il remettait son mandat à disposition du parti.

A l’issue du scrutin de ce dimanche, la Liste Dedecker (LDD) perd 4 sièges à la Chambre et n’y conserve plus que le seul siège de Jean-Marie Dedecker (photo), fondateur et président du parti éponyme. Dans la plupart des provinces flamandes, la LDD n’atteint même plus le seuil électoral de 5% des voix et elle n’a plus d’élu au Sénat.

Ce lundi, le bureau du parti mandatait un comité pour analyser les résultats du 13 juin et formuler des propositions en vue de l’élection d’un nouveau président, tout en donnant une nouvelle signification au nom de la LDD. L’exercice devra être mené au cours des deux prochaines semaines.

D’ici là, Jean-Marie Dedecker restera à mi-temps à la tête du parti. Ce lundi, il expliquait la défaite électorale de son parti par le fait que la N-VA « a tout aspiré sur son passage. Comme jeune parti, nous avons dû mener trois fois campagne en trois ans ». Dedecker estime que son parti doit retrouver sa crédibilité, mais que la LDD n’est pas morte.

Reynders plus candidat à sa propre succession

Ce dimanche, le MR libéral francophone perdait 9% des voix en Wallonie et n’engrangeait plus que 22,2% des votes, cédant une nouvelle fois le statut de plus grand parti de Wallonie au PS. A la Chambre, le MR perd 5 sièges, pour n’en conserver que 18.

A l’issue du bureau de son parti, ce lundi matin, Didier Reynders (photo) annonçait qu’il remettra son mandat de président en jeu quand les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral seront terminées. Il ne sera alors plus candidat à sa succession.

La position de Reynders au sein de son parti n’a pourtant pas été remise en cause ce lundi par le bureau de parti, comme cela avait été le cas fin 2009. A l’époque il avait été décidé que Reynders resterait en poste jusqu’aux prochaines législatives et qu’un cumul de la présidence avec un poste ministériel ne serait plus autorisé à partir des prochaines élections d’un nouveau président.