"Le gouvernement doit tenir quatre ans"

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a déjà à maintes reprises déclaré qu’il n’ambitionnait pas de devenir Premier ministre. Le vainqueur des élections estime toutefois qu’il est crucial que le nouveau gouvernement tienne durant quatre ans. Parallèlement, tous les partis flamands se sont dits prêts à collaborer avec la N-VA.

Au lendemain des élections législatives, tous les présidents des partis flamands se sont réunis en soirée dans le cadre d’un débat diffusé par Eén, la première chaîne de la VRT.

Le président de la N-VA n’a pas encore laissé entrevoir ses intentions quant aux possibilités de coalitions en vue de la formation du nouveau gouvernement.

Pour l’instant, Bart De Wever ne semble pas opter pour une stratégie de dépérissement. "Je pense qu’il est crucial que les prochaines élections législatives ne se tiennent que dans quatre ans. S’il faut réaliser un énorme assainissement et réformer l’Etat, il faut alors former une équipe qui tiendra quatre ans".

"Si on conclu un bon accord, alors c’est possible. Ce n’est pas parce que je n’ai pas de grande ambition personnelle que je ne veux du coup par porter de grande responsabilité", a-t-il déclaré lors de l’émission.

Le PS ne troquera pas la fonction de Premier ministre

Bart De Wever a une nouvelle fois indiqué qu’à ses yeux, Elio Di Rupo pouvait devenir Premier ministre. "Quelqu’un du sud du pays peut devenir Premier ministre, si c’est la clé pour créer davantage de confiance afin d’aboutir à une réforme", a-t-il souligné.

"Si cela peut aider à exécuter mon programme, je suis prêt à devenir un peu près tout", a déclaré le président de la N-VA, qui n’exclut pas de devenir Premier ministre, mais qui n’exige pas pour autant cette fonction. "Le 16 rue de la Loi est une cage en or. Si tu déclares à l’avance que tu veux y siéger, alors tu as déjà perdu les négociations".

De son côté, le PS a d’ores et déjà indiqué qu’il ne troquera pas la fonction de Premier ministre contre des concessions francophones. "Nous n’allons sûrement pas en échange lâcher des choses qu’on a promises à nos électeurs durant la campagne", a ainsi indiqué Laurette Onkelinx (photo), vice-Première ministre sortante.

Tous les partis flamands tendent la main à De Wever

Tous les partis flamands se sont montrés prêts à collaborer avec Bart De Wever. Ce dernier avait indiqué être à la recherche d’un partenaire flamand de coalition dont le programme a des similitudes avec celui de la N-VA.

Lors du débat, le président de la Liste Dedecker a indiqué que "la petite souris désirait sûrement donner un petit coup de pousse à l’éléphant". Marianne Thyssen (CD&V) a déclaré que son parti voulait aider à la réalisation d’une réforme de l’Etat et à la prise de mesures socio-économiques importantes.

Caroline Gennez (SP.A) aussi a souligné la volonté de collaborer avec la N-VA. Il en va de même pour Wouter Van Besien (Groen !), qui estime toutefois que tout cela doit se faire pas à pas, de façon constructive, et selon les procédures.

Seul le jeune président de l’Open VLD, Alexander De Croo, se montre prudent quant à une participation gouvernementale. "Le PS a largement gagné les élections en Wallonie, et nos programmes s’opposent comme l’eau et le feu. Nous sommes ouverts à tout, mais la chance est grande que nous terminions sur les bancs de l’opposition", a-t-il souligné.