Bart De Wever a entamé ses consultations

Le président de la Nieuw-Vlaamse Alliantie, grand vainqueur des élections législatives du 13 juin et nommé la semaine dernière informateur par le roi Albert II, reçoit ce lundi les présidents de la Chambre et du Sénat, Patrick Dewael et Armand De Decker, puis le gouverneur de la Banque Nationale Guy Quaden, et enfin le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme (CD&V).

L’informateur avait annoncé ce dimanche qu’il entamait ce lundi dès 10h00 ses consultations en vue de l’élaboration d’un accord de principe pour la formation d’une nouvelle coalition fédérale.

Bart De Wever (N-VA) recevait tout d’abord, dans la plus grande discrétion, le président de la Chambre, Patrick Dewael (Open VLD), puis le président du Sénat, Armand De Decker (MR).

A l'issue de leur conversation, De Decker a déclaré qu'il avait trouvé Bart De Wever "très positif, moderne, agréable et ouvert intellectuellement".

Le gouverneur de la Banque Nationale, Guy Quaden (photo), était attendu vers 11h30 à la présidence de la Chambre, où l’informateur tient ses consultations. Après leur entrevue, Quaden a affirmé avoir eu une très bonne discussion au sujet de la situation économique et des perspectives économiques du pays.

Guy Quaden soulignait que la Belgique doit respecter ses engagements au niveau européen. Ceci signifie ramener le déficit budgétaire à 4,1% en 2011, à 3% en 2012 et avoir en 2015 à nouveau un budget en équilibre.

Vers 15h00, c’est le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme (CD&V) qui était attendu chez Bart De Wever. Ce dernier rencontrera mardi les ministres-présidents des gouvernements régionaux et des Communautés.

Plus tard dans la semaine, l’informateur devrait s’entretenir avec des représentants des syndicats et du patronat. Il ne prévoit pas de rencontrer les présidents des différents partis politiques avant la semaine prochaine. Il se laisse également du temps pour des contacts informels avec d’importantes personnalités politiques, ces prochains jours.

Bart De Wever espère pouvoir ainsi élaborer en deux semaines les lignes directrices d’un accord de gouvernement. Samedi, il affirmait qu’il devrait « tirer ses conclusions » s’il ne parvenait pas rapidement à un accord de principe.