Les pays de l’UE achèteront ensemble des vaccins

Le premier Conseil des ministres de la présidence belge, rassemblant les 27 ministres européens de la Santé publique et présidé par la ministre démissionnaire belge Laurette Onkelinx (PS), a évoqué la gestion cacophonique dans l’Union en 2009 de la pandémie de grippe A/H1N1 et décidé d’élaborer une approche commune d’achat de vaccins pour le cas d’une nouvelle épidémie mondiale.

Les pays membres de l’Union européenne veulent ainsi, notamment, se donner un plus grand pouvoir de négociation avec l’industrie pharmaceutique.

« Nous avons eu beaucoup de chance que la pandémie de grippe ait été plutôt légère. C’est l’occasion de se remettre en question et de mettre en œuvre dès que possible les leçons tirées pour mieux se préparer en cas d’une crise plus sévère », déclarait lundi soir la ministre belge démissionnaire Laurette Onkelinx (photo), à l’issue du Conseil des ministres européens de la Santé. Il s’agissait du premier Conseil des ministres de la présidence belge à l’Union, tenu au Palais d’Egmont à Bruxelles.

Alors qu’en 2008, avant l’épidémie de grippe mexicaine, 22 des 27 Etats membres de l’Union avaient refusé un achat commun de vaccins au niveau européen, aucun pays ne s’y est plus opposé ce lundi, a affirmé la ministre Onkelinx. Elle a rappelé qu’elle avait été l’une des seules à plaider dès le début en faveur de cette option.

La pandémie de grippe avait suscité l’an dernier une réaction de panique dans beaucoup de pays de l’Union, les gouvernements réagissant individuellement. Certains pays, comme la Belgique, ont ainsi acheté au prix fort d’importantes quantités de vaccins, dont une partie n’a finalement pas été utilisée.

La Commission européenne élaborera maintenant, d’ici l’automne prochain, des propositions qui permettront de créer « des contrats publics communs » d’achat de vaccins, a précisé le commissaire européen de la Santé, John Dalli. La question de stocks communs sera également envisagée.