Une équipe de B-Fast en Roumanie

Une équipe de 9 personnes de B-Fast est arrivée à destination, à l’embouchure du Danube sur la Mer Noire. Elle devrait y rester au moins 6 jours pour aider la population locale sévèrement touchée par deux semaines de pluies torrentielles et d’inondations.

Partie dimanche matin de Belgique à destination de l’embouchure du Danube sur la Mer Noire, l’équipe belge d’intervention rapide B-Fast est maintenant arrivée à destination. La Roumanie est frappée depuis deux semaines déjà par des pluies torrentielles, qui ont entraîné des inondations. Quelque 22 personnes y ont déjà perdu la vie et des milliers d’habitants ont été évacués.

L’opération belge nécessitant un budget d’environ 100.000 euros devrait durer au moins 6 jours, indiquait dimanche le ministre démissionnaire des Affaires Etrangères, Steven Vanackere, qui préside le conseil de coordination de B-Fast.

« Ce geste vis-à-vis d’un de nos partenaires au sein de l’Union européenne est d’autant plus évident que la Belgique préside actuellement l’Union et a toujours plaidé en faveur d’une solidarité accrue entre partenaires européens en cas de crise ou de catastrophe naturelle ».

Situation encore grave

L’équipe d’intervention rapide (photo d'archives) est composée de 9 personnes, à savoir une unité opérationnelle de la Protection civile de 8 personnes et un infirmier spécialisé dans les soins d’urgence.

L’équipe a emmené avec elle cinq générateurs électriques, onze pompes, une station de purification des eaux et 5.000 jerrycans.

Selon le chef de l’équipe, François Smets, la situation à l’embouchure du Danube est encore grave. « L’eau ne se stabilise toujours pas. Le niveau du Danube continue à monter, et il faudra peut-être encore évacuer 18.000 personnes. Nous sommes ici avec des pompes, des générateurs électriques et une station d’épuration d’eau parce que la réserve d’eau potable est maintenant également touchée. Dans certains endroits, les gens n’ont plus d’eau potable ».

« Notre but est d’approvisionner en eau potable les villages qui en ont besoin, mais aussi d’utiliser les pompes pour réduire autant que possible la pression sur la digue du Danube », précise François Smets.