Un 11 juillet dans l’espoir d’une réforme d’Etat

A la veille de la Fête flamande, le ministre-président Kris Peeters (CD&V) estime que l’électeur flamand a donné un signal clair aux politiques le 13 juin quant à sa volonté de voir mener à bien une réforme de l’Etat. Le ministre-président dresse également le bilan de la première année de travail du gouvernement Peeters II.

Dans le discours qu’il prononcera ce dimanche 11 juillet, à l’occasion de la Fête flamande - dont le jour est celui de la Bataille des Eperons d’or de 1302 qui vit les milices flamandes vaincre les troupes royales françaises à Courtrai -, le ministre-président Kris Peeters déclarera que la fête de cette année revêt une couleur particulière en raison du signal très clair lancé par l’électeur flamand aux politiques lors du scrutin législatif du 13 juin.

Selon Kris Peeters, il faut maintenant réaliser la réforme d’Etat réclamée par grand nombre d’électeurs, la révolution Copernicienne qui confèrera l’essentiel des décisions aux Régions. Et le gouvernement flamand est prêt à y collaborer pleinement.

En ce qui concerne les négociations en cours pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, Kris Peeters estime que le président du PS, Elio Di Rupo, qui vient d’être chargé par le Roi d’une mission de préformation a raison de ne pas vouloir se donner une date limite pour sa mission.

L’informateur Bart De Wever, qui a débroussaillé le chemin pour Di Rupo ces trois dernières semaines, connait l’accord de gouvernement flamand sur le bout des doigts et sait parfaitement quelles sont les attentes au nord du pays. Il reste à voir ce qu’Elio Di Rupo va faire, comment il va chercher à trouver des partenaires de coalition, mais aussi surtout comment il va tenter de trouver un accord avec la N-VA de Bart De Wever.

Kris Peeters affirme également que les élections fédérales n’ont pas engendré de glissement de terrain au sein du gouvernement flamand. Les compétences y avaient déjà été allouées et il n’y a pas de raison de les modifier maintenant.

Le ministre-président nie d’autre part être moins enthousiaste qu’avant pour exercer sa fonction. Le gouvernement flamand ne prendra ses vacances qu’à partir du 24 juillet, et sera de retour au poste dès septembre, conclue Kris Peeters.

Un an de coalition CD&V, N-VA et SP.A

Ce vendredi 9 juillet, il y avait exactement un an que le deuxième gouvernement flamand présidé par Kris Peeters prêtait serment. L’occasion pour le ministre-président de dresser un bilan de cette première année de travail.

Peters se dit particulièrement fier du fait que le budget flamand ait pu être remis sur les rails, avec pour but un retour à l’équilibre dès 2011. Il estime aussi que la coalition a bien réagi face à la crise économique, en en limitant les conséquences pour la population et en veillant à ce que les plus faibles dans la société n’en portent pas tout le poids.

Alors que l’opposition reproche à l’équipe Peeters de ne pas avoir réalisé du bon travail dans le dossier de mobilité à Anvers, le ministre-président rétorque qu’il s’agit d’un dossier très complexe et qu’un référendum a été organisé, à la suite duquel le gouvernement flamand prenait une double décision : on optera pour la solution d’un grand tunnel à Anvers si elle s’avère possible, et ce n’est que si cette option n’est techniquement pas réalisable que l’on reviendra à la solution d’un viaduc (rejetée lors du référendum).

Kris Peeters reconnait que le dossier de mobilité anversoise traine depuis longtemps, mais estime qu’une décision finale doit être bien argumentée et étayée d’études sérieuses.