De nouvelles plaques rubis sur fond blanc

A l’occasion de son dernier conseil des ministres avant les vacances, le gouvernement a décidé d’adopter la couleur rouge rubis sur fond blanc pour les nouvelles plaques d’immatriculation européennes. Ce subtil changement de couleur entre le rouge et le rubis met un terme à une longue polémique née au sein du gouvernement fédéral.

Le modèle des plaques d'immatriculation belges des véhicules va changer: les plaques actuelles rouge et blanc seront progressivement remplacées pour répondre aux normes européennes.


Les nouvelles plaques ne diffèrent donc pas énormément des plaque actuelles si ce n’est le format un peu plus large et le fait qu’elles porteront sur le côté gauche un rectangle bleu azur avec les étoiles européennes en haut et la lettre B pour Belgique en bas.

Côté droit, la plaque sera composée de 7 caractères : 1 indice et ensuite trois lettres et trois chiffres.

Le coût de la nouvelle plaque d’immatriculation européenne est de 20 euros. La demande peut être faite auprès du Département de l’immatriculation des véhicules (DIV) via le site internet de la DIV ou par la poste.

La deuxième plaque qui doit être placée à l’avant du véhicule pourra toujours être achetée dans le commerce mais devra répondre à des exigences plus strictes en ce qui concerne la qualité.

Deux ans de discussion

La discussion, qui divisait le gouvernement depuis près de deux ans, portait sur la couleur du fond et des lettres.

En effet, l’Europe n’impose pas de couleur précise pour ces nouvelles plaques. Le secrétaire d’Etat Etienne Schouppe (CD&V) avait proposé des plaques avec un fond jaune et des lettres noires, proposition rejetée par les partis francophones qui estimaient que cette combinaison était « trop flamande » le lion noir sur fond jaune étant en effet le drapeau de la Flandre.
Etienne Schouppe avait alors proposé de placer un bord rouge autour de la plaque jaune mais cette proposition avait également été rejetée par certains de ses collègues surtout du côté du CDH (Centre Démocrate Humaniste).

"Pourquoi changer" avait déclaré Melchior Wathelet (CDH) au début du conseil des ministres, "c’est la question qu’il faut se poser".

Selon le Premier ministre Yves Leterme (CD&V) c’est la sécurité routière qui doit primer dans ce choix ; "La couleur de la plaque d’immatriculation actuelle pose problème. Le contraste entre le blanc et le rouge n’est pas assez fort pour les nouveaux appareils qui équipent la police".

Cette dernière a d’ailleurs donné un avis négatif sur la combinaison blanc et rouge.

Ce sont donc les partisan du statu quo qui ont gagné, seule petite concession: le rouge rubis est légèrement plus foncé que le rouge actuel.