70% d'investissements étrangers en moins

La Belgique a attiré l'an dernier 70% d'investissements étrangers de moins que l'année précédente, ce qui la fait reculer de la deuxième à la dixième place des pays connaissant le plus d'investissements, indique le rapport annuel de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) publié jeudi et cité vendredi par le quotidien De Morgen.

La Belgique a attiré l'an dernier 34 milliards de dollars (26,3 milliards d'euros) d'investissements étrangers, soit le même montant qu'en 2005.

En 2008, ce montant s'élevait encore à 110 milliards de dollars (85,2 milliards d'euros), après avoir atteint un record historique de 118 milliards de dollars l'année précédente.

Cette mauvaise performance a fait reculer la Belgique de la deuxième à la dixième place des pays bénéficiant le plus d'investissements.

En 2008, elle n'était précédée que par les Etats-Unis. Mais elle a dû céder du terrain face à la China, à la France, à Hong-Kong, au Royaume-uni, à la Russie, à l'Allemagne, à l'Arabie saoudite et à l'Inde.

Une autre mauvaise nouvelle est que les investissements belges à l'étranger semblent s'être totalement asséchés.

Les entreprises belges ont même rapatrié l'an dernier 15 milliards de de dollars de capital, selon le rapport de la CNUCED.

Le Voka demande des mesures d'urgence

Des mesures doivent être prises rapidement afin de rendre notre pays à nouveau attractif pour les investisseurs étrangers" a réagi Peter Leyman,(photo) administrateur délégué de Voka, (Organisatiion patronale flamande).
"En premier lieu je pense à un allègement du coût du travail et à un régime fiscal plus attractif pour les entreprises ainsi qu'à des mesures pour réduire le coût énergétique".
"Les permis et autorisations doivent être accordés plus rapidement et être simplifiés. "Dans les pays voisins, les entreprises obtiennent toutes les autorisations nécessaires en 6 mois, pourquoi n'est-ce pas possible de faire la même chose chez nous? En Flandre les textes sont prêts et n'attendent plus qu'à être appliqués".

Enfin la Voka pointe aussi du doigt le climat social qui doit rester stable. "Nous pouvons nous passer facilement des conflits sociaux, certainement si nous voulons montrer de quoi nous sommes capables aux investisseurs étrangers" a conclu Peter Leyman.