Elio Di Rupo devra poursuivre sa mission

Le préformateur Elio Di Rupo a fait rapport au roi cet après-midi, l’informant ainsi sur l’avancée dans les négociations communautaires et la formation d’un nouveau gouvernement. A l'issue de cet entretien, le souverain lui a demandé de poursuivre sa mission.

A l'issue d'un entretien de près de deux heures au château de Laeken, le roi Albert II a demandé au préformateur Elio Di Rupo de poursuivre sa mission et d'approfondir les aspects institutionnels.

Elio Di Rupo, qui a commencé sa mission de préformateur le 8 juillet dernier, était attendu ce vendredi après-midi à Laeken pour un second rapport intermédiaire sur l'évolution de sa mission.

Les observateurs s’attendaient à ce que le roi Albert prolonge de deux semaines la fonction du préformateur, étant donné le peu de progrès effectué dans les négociations.

Les personnalités politiques qui ont travaillé ces dernières semaines avec Elio Di Rupo et le président de la N-VA, Bart De Wever, bénéficient à présent d’une semaine de vacances.

Les participants aux négociations étaient eux-mêmes demandeurs de vacances. La présidente du cdH, Joëlle Milquet, ne voulait par exemple pas annuler son voyage à Bodrum, en Turquie. Durant cette période, Di Rupo et De Wever auront sans doute des contacts à deux pour continuer à tenter de trouver une solution.

Des commentaires pessimistes

Les quotidiens du pays paraissent particulièrement pessimistes quant aux négociations communautaires et à la formation d’un gouvernement. Si un rapprochement existe, il se ferait toutefois centimètre par centimètre, selon les journaux.

Selon les éditorialistes flamands, cette situation serait due à l’intransigeance wallonne. Les concessions communautaires des francophones seraient perçues comme insuffisantes par les partis flamands.

Les quotidiens francophones indiquent pour leur part que le programme politique de la N-VA demeure inacceptable. Ils renvoient également à certaines intransigeance du côté flamand. Les partis flamands ne voudraient notamment pas lâcher les 500 millions d’euros demandés en faveur de Bruxelles par les francophones.

De nombreux commentateurs concluent ainsi qu’il est temps à présent que le préformateur Elio Di Rupo mette une proposition concrète sur la table.