Di Rupo tente de “concilier l’inconciliable”

Alors que le roi Albert II venait de lui demander de prolonger sa mission de préformation, le président du parti socialiste francophone Elio Di Rupo a donné ce vendredi soir une brève conférence de presse. Il a confié que la tâche de conciliation des revendications des Flamands et des francophones était immense, mais que les partis francophones étaient maintenant tous d’accord sur la nécessité d’une grande réforme de l’Etat comme la réclament les Flamands.

Affirmant que la Belgique se trouvait actuellement devant l’une des situations les plus difficiles de son histoire, Elio Di Rupo a déclaré ce vendredi à la presse qu’il essayait à tout prix de concilier l’inconciliable, entre les partis flamands qui revendiquent le confédéralisme voire l’indépendance de la Flandre et des partis francophones attachés à une Belgique fédérale.

« La tâche est immense », a ajouté le préformateur. Mais selon lui il existe des éléments d’un accord. Selon Di Rupo, les partis francophones seraient maintenant tous d’accord sur la nécessité d’une réforme d’Etat en profondeur, comme la réclament les partis flamands.

« Vu les résultats électoraux en Flandre, nous savons que le centre de gravité de la Belgique se déplacera du fédéral vers les entités fédérées. Mon souhait est que cela puisse se passer d’une manière qui va stabiliser le pays au bénéfice de la grande majorité des Belges. A titre personnel, j’estime que notre pays doit rester une valeur ajoutée pour l’ensemble de la population ».

Depuis dimanche dernier, Elio Di Rupo et l’informateur Bart De Wever discutent avec sept partis politiques en vue de la formation d’une nouvelle coalition gouvernementale fédérale. Il s’agit des partis démocrates-chrétiens, socialistes, écologistes et de la N-VA. D’autres grands partis démocratiques comme les libéraux ne sont cependant pas écartés d’emblée.

Les représentants des partis en négociation se sont maintenant accordé une semaine de vacances, pendant laquelle les discussions se poursuivront à distance « grâce aux miracles de l’informatique », a indiqué Elio Di Rupo. Les négociations reprendront le 8 août prochain.

Et le préformateur de conclure que « le succès de la mission sera le succès de tous les partis et l’échec sera celui de tous les négociateurs. Un échec est toujours possible dans toute entreprise humaine mais j’espère réussir ».