Pas d'accord mais on continue

La réunion du préformateur avec les sept partis pressentis pour soutenir une réforme de l'Etat s'est terminée vers 2 heures 30 dans la nuit de dimanche à lundi. Les travaux se poursuivront lundi après-midi, ce qui est perçu comme un signe prudent d’optimisme. En principe Elio Di Rupo aurait dû faire rapport au roi, ce lundi.

Les négociations des sept partis pressentis pour soutenir une réforme de l'Etat sous la houlette du préformateur Elio Di Rupo se sont poursuivies jusqu’à 2h30 du matin au cabinet du ministre démissionnaire PS Paul Magnette.

Selon les commentateurs, des avancées ont été enregistrées mais certains points constituent toujours des blocages.

On avait déclaré que ce week-end du 15 août constituait le moment de vérité pour le préformateur Elio Di Rupo et les présidents de la N-VA, du PS, du CD&V, du sp.a, du cdH, d'Ecolo et de Groen!

Allaient-ils avancer vers une réforme de l’Etat ou allaient-ils encore la postpose?. Elio Di Rupo aurait tenté de faire le forcing dans la nuit mais en fin de compte les négociateurs se sont quittés vers 3h du matin sans parvenir à un accord.
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Pas d’accord donc mais les choses ont tout de même avancé, par ailleurs tout le monde souligne la bonne ambiance qui règne parmi les négociateurs, l’optimisme est donc de rigueur.

Et puis les négociations se poursuivront encore aujourd’hui et dans les prochains jours, la preuve que la situation n’est pas totalement bloquée. Finalement Elio Di Rupo n'ira pas faire rapport au roi ce lundi.

Accords de principe

Les partis francophones auraient fait des concessions sur le dossier des soins de santé.

Ainsi les normes de qualité imposées lors de la construction de nouveaux hôpitaux seraient transférées aux entités fédérées.

Au total, un paquet de 15,8 milliards d’euros de compétences seraient sur la table en vue d’être régionalisé, soit le montant le plus important depuis la dernière réforme de l’Etat de 1988.

Dans le courant de la soirée, les présidents ont été rejoints par une série de négociateurs des différents partis dont une délégation de la N-VA forte de 6 personnes avec notamment le ministre flamand Geert Bourgeois, Ben Weys, Frida Brepoels et Jan Jambon.
le préformateur aurait présenté une version adaptée de sa note verbale de mercredi soir.

Il se pourrait que ces négociateurs aient été appelés en renfort pour évaluer la nouvelle donne.

Les négociations bloquent à nouveau sur Bruxelles

Tout comme lors de la dernière grande réforme de l’Etat, le sort de Bruxelles provoque un blocage.

Les partis francophones et surtout le cdH de Joëlle Milquet veulent de nouveaux moyens pour la capitale à savoir 500 millions d’euros.

Une exigence qui se heurte à un refus catégorique des partis flamands.

Le transfert de nouveaux moyens financiers vers Bruxelles ne serait négociable pour les partis flamands à condition que les 19 communes bruxelloises soient disposées à transférer des compétences comme les Centres publics d’Aide sociale vers les Régions ou Communautés.

Les partis flamands exigent aussi une diminution des zones de police bruxelloises.

Par ailleurs, la N-VA veut d’abord un accord sur la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde avant de parler de l’octroi de nouveaux moyens à Bruxelles.

Les négociations devraient reprendre à 14h ce lundi.