"Une catastrophe humanitaire menace les demandeurs d’asile"

La crise de l'accueil des demandeurs d'asile persiste depuis plusieurs mois et s'aggrave encore ces jours-ci,en Belgique estiment le CIRE (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers) et Vluchtelingenwerk Vlaanderen.

Ces deux organisations demandent au Conseil des ministres d'appliquer immédiatement un plan d'accueil d'urgence.

La crise de l'accueil, qui sévit en Belgique depuis l'été 2008, touche toujours plus de demandeurs d'asile, selon le CIRE.

Depuis octobre 2009, plus de 3.500 hommes, femmes et enfants demandeurs d'asile n'ont ainsi pu bénéficier d'une place d'accueil à leur arrivée dans notre pays.

Au total, près d'un millier de demandeurs d'asile se retrouvent à l'hôtel, sans accompagnement adéquat.

Certains d'entre eux y résident déjà depuis presque un an.

Depuis peu, Fedasil est de nouveau dans l'incapacité d'octroyer une place aux demandeurs d'asile les plus vulnérables. Des femmes et des enfants se retrouvent donc à la rue", constatent les deux associations.

Estimant que la réaction du gouvernement reste largement insuffisante, le CIRE et Vluchtelingenwerk Vlaanderen demandent au Conseil des ministres d'appliquer immédiatement un plan d'accueil d'urgence.

"Immédiatement veut dire rapidement: sans s'enliser dans des procédures administratives qui retardent considérablement la mise en oeuvre de ce dispositif d'urgence.

Sans cela, le gouvernement fonce droit sur une catastrophe humanitaire cet hiver", souligne le communiqué de presse.

Le CIRE propose notamment de créer des places d'accueil dans des bâtiments publics vides ou dans les containers promis depuis longtemps par le gouvernement.

Les mineurs d'âge dans les hôtels

L'agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile (Fedasil) est contrainte d'héberger dans des hôtels des mineurs d'âge non accompagnés en raison de la saturation de son réseau d'accueil, a confirmé jeudi Fanny François, directrice générale par intérim de Fedasil.

"Ces mineurs sont âgés d'au moins 17 ans. Il s'agit d'une mesure d'urgence en attendant la création de nouvelles places d'accueil", explique Fanny François.
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