GM veut vendre le site d’Opel à Anvers

Le spécialiste immobilier CB Richard Ellis (CBRE) a été mandaté par GM pour vendre le site industriel d'Opel à Anvers, a-t-on appris mercredi dans un communiqué. Situé dans le port d'Anvers, le site occupe une surface de 950.000 m2 "ce qui placerait ce site au rang des plus importantes transactions immobilières pour le secteur industriel". Opel Anvers se trouve à côté des terrains de Total, Exxon Mobil ou encore Katoen Natie.

Le syndicat socialiste est particulièrement contrarié par le plan de General Motors (GM).

Rudi Kennes indique jeudi qu'il demandera vendredi des explications lors du conseil d'entreprise à Anvers et qu'il fera de même la semaine prochaine au conseil d'entreprise européen en Allemagne.

"Pour moi c'est inconcevable", dit-il. "Alors qu'un repreneur est toujours recherché, GM veut déjà trouver un acheteur pour les terrains?"

Kris Peeters: "c'est un très mauvais signal"

Le ministre-président flamand Kris Peeters s'oppose à décision de General Motors alors que des investisseurs sont toujours recherchés. "C'est contre tous les accords conclus et un très mauvais signal", a-t-il déclaré à Belga.
"Nous avons actuellement trois candidatures sérieuses d'investisseurs potentiels sur la table", a rappelé M. Peeters. "Elles doivent être analysées en profondeur. Je suppose que GM va étudier correctement ces dossiers et agir en conséquence".
Le signal lancé par GM, signifiant une vente possible des terrains de l'usine dans le port d'Anvers, est contre tous les accords, a ajouté M. Peeters qui ne comprend pas pourquoi GM joue sur deux tableaux.

Droit de préemption

L'entreprise portuaire d'Anvers (Gemeentelijk Havenbedrijf Antwerpen) dispose d'un droit de préemption pour les terrains anversois d'Opel mais elle indique vouloir d'abord donner toutes ses chances aux recherches en vue d'un repreneur pour le site, a déclaré jeudi Tine Vandendriessche de l'entreprise portuaire.

"La désignation d'un consultant immobilier mandaté pour chercher un acheteur pour les terrains d'Opel nous a surpris", affirme Tine Vandendriessche.

"La période de recherche d'un repreneur court en effet encore jusqu'au 30 septembre et l'entreprise portuaire soutient cette idée de la Flandre. Nous voulons donner toutes ses chances à cette quête d'un investisseur".

L'entreprise portuaire dispose d'une option sur l'achat, qui a été négociée lors de la vente des terrains en 1965 et prévoyant la possibilité de les racheter à General Motors. Elle a également un droit de préemption auquel elle a déjà eu recours à plusieurs reprises pour racheter des terrains détenus par des privés.

Deux entreprises chinoises intéressées

Deux constructeurs automobiles chinois sont intéressés par une reprise d'Opel Anvers.

L'information a été diffusée au personnel lors de la réouverture de l'usine lundi, a appris Belga.

Parmi les autres candidats intéressés figurent une entreprise européenne du secteur automobile qui ne procède pas à de l'assemblage et trois entreprises européennes d'autres secteurs.

Ann Wittemans d'Opel Anvers confirme que cette information a été divulguée au personnel mais que les noms des entreprises potentiellement candidates demeurent secrets.

La production à l'usine anversoise a repris lundi après quatre semaines d'interruption.