Le Basque arrêté à Ostende demande l’asile politique

Le membre présumé de l’organisation indépendantiste armée ETA interpellé le 21 août à Ostende a introduit auprès de l’Office des étrangers une demande de statut de réfugié politique. Il affirme que les droits de l’homme ne sont pas respectés en Espagne envers les Basques et veut éviter d’être extradé vers l’Espagne.

Agé de 29 ans et originaire de Durango, aux Pays Basque, Luis Maria Zengotitabengoa (photo principale) faisait l’objet d’un mandat d’arrêt européen pour « ses liens avec une tentative de transporter des explosifs de l’organisation ETA au Portugal », indiquait le ministère espagnol de l’Intérieur.

Il a été arrêté samedi dernier à Ostende, au cours d’une opération menée conjointement par les polices espagnole et belge. Luis Zengotitabengoa aurait participé à la location d’une fourgonnette chargée d’explosifs qui a été interceptée en janvier dernier lors d’un contrôle de routine dans l’ouest de l’Espagne.

Le Basque est également soupçonné d’être mêlé à la découverte (en février à Lisbonne) d’explosifs et de plus d’une tonne d’équipements pour commettre des attentats, appartenant à l’ETA.

L’avocat du ressortissant basque vient d’indiquer que ce dernier a introduit auprès de l’Office belge des étrangers une demande de statut de réfugié politique. « La Convention de Genève prévoit que s’il y a un danger de violation des droits de l’homme, on peut demander l’asile politique. Or, beaucoup de rapports démontrent que les droits de l’homme ne sont pas respectés en Espagne vis-à-vis des Basques », indique l’avocat Maître Paul Bekaert. « Zengotitabengoa ne souhaite pas être extradé vers l’Espagne, mais que ce soit la justice belge qui traite son dossier ».

Ce vendredi matin, le ressortissant basque comparaissait devant la Chambre du conseil de Bruges. Cette dernière a décidé que son arrestation était prolongée et qu’il pouvait être extradé vers l’Espagne.