Préformation: BHV divise encore les partis

Le préformateur Elio Di Rupo (PS, photo principale) rencontre ce vendredi les 4 partis flamands qui participent aux négociations de préformation, après avoir rencontré jeudi soir les 3 partis francophones qui négocient également. Une réunion plénière des 7 présidents de partis est ensuite prévue. Les discussions achoppent encore toujours sur la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) et sur la situation de la Région de Bruxelles-Capitale.

Jeudi vers 16h00, les négociateurs des 7 partis politiques pressentis pour approuver une réforme de l’Etat se sont quittés, sans accord sur le dossier de la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde et le dossier de la Région de Bruxelles Capitale. Il semble que les discussions entre les partis francophones PS, CDH et Ecolo et les partis flamands N-VA, SP.A, CD&V et Groen ! aient été dans l’impasse.

Le préformateur Elio Di Rupo (PS) rencontrait alors séparément les partis francophones. Ce vendredi, il devait se réunir séparément avec les quatre partis flamands. Une réunion plénière des 7 présidents de partis serait également prévue pour ce vendredi, vers 18h30, sur les deux dossiers qui forment encore actuellement la pierre d’achoppement des négociations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral.

Mardi, une avancée semblait cependant avoir été réalisée à la suite de l’accord des 7 partis sur une révision de la loi sur le financement. Cette dernière règle les transferts d’argent du niveau fédéral vers les entités fédérées. Mais les partis flamands craignent maintenant, à la suite de déclarations francophones dans la presse, que la révision de la loi sera une nouvelle fois postposée.

Le président de la N-VA et ex-informateur Bart De Wever a donc décidé de poser de nouvelles conditions. L’argent supplémentaire consenti à la Région bruxelloise ne viendra, s’il en dépend de lui, que si la loi sur le financement est effectivement révisée. Mais pour les francophones, l’argent supplémentaire pour Bruxelles était une compensation pour la révision de la loi. Ils estiment donc que De Wever ne tient pas parole.

Les avis restent aussi très partagés au sujet du dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde (carte). Les partis francophones réclament toujours des compensations pour une scission de l’arrondissement électoral. Il serait notamment question de tribunaux bilingues à Hal-Vilvorde, de compensations dans les communes à facilités linguistiques pour les francophones et dans d’autres communes flamandes de la périphérie où résident de nombreux francophones, ou encore de l’abolition des doubles majorités à Bruxelles, où les Flamands bénéficient d’une représentation plus importante que leur pourcentage réel au sein de la population.

De part et d’autre, les partis ne semblaient actuellement pas prêts ce jeudi à faire de grosses concessions.