Le CD&V attend les initiatives de Di Rupo

"Ce n'est qu'avec une clarification portant sur la stabilité financière des différents niveaux de pouvoir, ou avec les garanties nécessaires en ce sens, que l'on disposera d'une stabilité suffisante permettant de donner forme au prochain gouvernement fédéral pendant quatre ans", a indiqué le président du CD&V Wouter Beke.

Wouter Beke s'exprimait ce lundi à l'issue de la réunion du Bureau de son parti et d'une rencontre avec les groupes parlementaires démocrates-chrétiens flamands. Il a d'ailleurs reçu le plein appui des deux instances sur la position prise par le parti à propos des négociations fédérales et sur le fait de continuer à adopter la même ligne de conduite.

Toujours selon le président, le CD&V s'est toujours montré constructif au cours des négociations et s'est comporté selon une "logique de négociation".

Ce fut aussi le cas quand on a parlé du refinancement de Bruxelles: "nous avons toujours été prêts à examiner le refinancement, mais de façon responsable, basée sur des chiffres objectivés et à la lumière des défis financiers énormes devant lesquels se trouve notre pays", a-t-il dit.

Ce qui n'apparaît pour l'instant pas encore clair à ses yeux, c'est le rôle que joueront les partenaires sociaux.

Si cela concerne la configuration institutionnelle, il s'agit là d'abord du rôle des responsables politiques, a-t-il fait remarquer. Mais lorsqu'il s'agit de financement, "tous ceux qui assument des responsabilités dans notre pays doivent apporter leur soutien", a-t-il dit, ajoutant que dans cette deuxième hypothèse, il ne pouvait que se sentir renforcé.

Pour le reste, Wouter Beke dit attendre toute initiative du préformateur

Pas de réaction de la N-VA

C'est le silence radio qui prévaut lundi en début d'après-midi à la N-VA, après l'arrêt des négociations fédérales au cours du dernier week-end. Les membres du Bureau se sont refusés à tout commentaire à l'issue de leur réunion.

De son côté, la présidente des socialistes flamands Caroline Gennez a laissé entendre qu'un manque de confiance venant surtout des nationalistes flamands était à l'origine de la crise.

La N-VA devrait réagir officiellement plus tard dans la journée.

Le patronat flamand veut des accords contraignants

Les organisations patronales flamandes Unizo, Boerenbond et Voka ont appelé lundi les partis politiques participant à la préformation à conclure des accords contraignants.

"Les employeurs flamands saluent les résultats déjà atteints par les négociateurs et espèrent que le travail sera poursuivi", ont-ils fait savoir dans une réaction commune.

En cas d'échec, "le prochain gouvernement fédéral ne pourrait pas s'attaquer aux défis immenses qui nous attendent et aucune stabilité n'existerait pendant les quatre prochaines années".

Les trois organisations plaident pour le transfert de paquets de compétences homogènes et cohérents, en particulier en ce qui concerne le marché du travail.

Elles plaident également pour une révision de la loi de financement, ainsi que pour une autonomie fiscale accrue, aussi bien pour l'impôt des personnes physiques que pour l'impôt des sociétés.

"Ce n'est que de cette manière que la Régions seront responsabilisées face à leurs choix politiques, leurs revenus et leurs dépenses", estiment-elles.