De Wever exige des garanties sur papier

Le président de la N-VA Bart De Wever exige un engagement écrit en ce qui concerne la réforme de la loi de financement des Régions et Communautés. Il a répété son refus de signer un chèque en blanc au refinancement de Bruxelles mais a déclaré qu’il était toujours prêt à conclure un compromis.

Le président de la N-VA, est sorti de son silence lundi soir il s’est exprimé lors du journal télévisé de la VRT et dans le programme Terzake. Selon Bart De Wever, les Flamands ont choisi pour le changement. "Ce changement réside selon moi essentiellement dans une culture de responsabilité financière, et c’est ce que nous voulons atteindre par la nouvelle loi de financement. Mais si nous n’obtenons que de vagues promesses à ce sujet, cela ne suffit pas.

Le président de la N-VA a ajouté être toujours prêt à conclure un compromis sur la réforme de l'Etat. Mais il veut auparavant s'assurer qu'une "culture de responsabilité financière" existe auprès de chaque entité.

Bart De Wever ajoute que sa confiance en une issue favorable a été ébranlée lorsque les négociateurs francophones ont laissé entendre que la réforme de la loi de financement serait laissée de côté.

Il leur aurait alors dit qu'ils demandaient énormément d'argent pour Bruxelles et que si c'était le cas, il fallait aussi régler cela dans la loi de financement.

"A ce moment, ils ont dit: non, nous voulons cet argent immédiatement et pour l'éternité. Evidemment, la confiance a alors complètement disparu", a-t-il ajouté.

Interrogé à propos de la participation des partenaires sociaux aux négociations et de l'avertissement lancé par Elio. Di Rupo, Bart. De Wever a dit espérer que l’on n’assisterait pas à une série de recours à des menaces au chaos.

Il a lui-même averti que des réformes financières sont hautement nécessaires, faute de quoi d'énormes augmentations d'impôts seraient nécessaires pour réaliser les 25 milliards d'économies annoncées.

La négociation à 7 a atteint ses limités

Le président de la N-VA a encore admis que la formule de concertation à 7 partis avait atteint ses limites. Il préférerait s'attaquer aux dernières difficultés "avec le plus fort", a-t-il dit, faisant allusion à Elio Di Rupo.

Pour cela, le préformateur doit mettre une proposition sur la table, sans demander séparément à chaque parti si elle lui convient. Et Bart De Wever d'affirmer que "la question est de savoir si des partis représentant 8 ou 9 sièges peuvent opposer le même veto que des partis bien plus importants", faisant visiblement allusion au cdH. Il a même aussi évoqué la possibilité d'amener les libéraux à la table.